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Des extrémistes juifs auraient attaqué une bergère palestinienne et déclenché des feux

La police enquête sur l’incident en Cisjordanie où des chèvres ont été tuées à l'aide de couteaux et d'autres blessées

Judah Ari Gross est le correspondant du Times of Israël pour les sujets religieux et les affaires de la Diaspora.

Photo d'illustration de chèvres (Crédit : Sarah Schuman/Flash90)
Photo d'illustration de chèvres (Crédit : Sarah Schuman/Flash90)

Un groupe d’extrémistes juifs présumés masqués aurait attaqué une jeune femme palestinienne alors qu’elle gardait un troupeau de chèvres dans le centre de la Cisjordanie, jeudi, a indiqué la police.

Les accusés, qui doivent encore être identifiés, ont poignardé des chèvres, tuant certaines d’entre elles, avant de mettre le feu aux buissons voisins alors qu’ils étaient en train de s’échapper, selon la police.

L’incident est survenu à environ 9 heures à la périphérie de deux implantations juives, Rimonim et Kochav Hashahar, situées au nord-est de Ramallah.

Au moment des faits, la femme palestinienne faisait paître ses chèvres en dehors du village voisin de Ramun quand elle « a remarqué qu’un certain nombre d’hommes masqués s’étaient approchés de son troupeau et avaient commencé à l’attaquer », a indiqué la police dans un communiqué.

Selon l’agence d’information palestinienne Maan, les hommes ont poignardé 11 chèvres avant de fuir les lieux, déclenchant le feu alors qu’ils couraient.

L’incendie a empêché la femme d’alerter les autorités israéliennes pendant plusieurs heures, a indiqué la police.

Les médias palestiniens ont également signalé que la jeune fille avait été légèrement blessée dans l’attaque, mais les sources israéliennes n’ont pas pu confirmer l’affirmation.

Compte tenu de la proximité des implantations et d’autres « circonstances générales » de l’affaire, la police soupçonne que des extrémistes juifs seraient responsables de l’attaque, a affirmé un porte-parole de la police. Une enquête a été ouverte.

Les attaques par des extrémistes juifs contre les Palestiniens sont souvent désignées sous le nom d’incidents « Prix à payer », car elles sont censées représenter le « coût » perçu des actions de l’Etat contre le mouvement d’implantation.

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