Des leçons seront à tirer de l’arrestation d’Amir Haskel, dit Motti Cohen
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Des leçons seront à tirer de l’arrestation d’Amir Haskel, dit Motti Cohen

Le chef de la police estime que les hauts-gradés doivent rester discrets, le ministre de la Justice rappelle que le droit à manifester est un "fondement de la démocratie"

Le chef de la police par intérim Motti Cohen prend la parole à la conférence annuelle sur la justice à Airport City, près de Tel Aviv, le 3 septembre 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)
Le chef de la police par intérim Motti Cohen prend la parole à la conférence annuelle sur la justice à Airport City, près de Tel Aviv, le 3 septembre 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)

Le commissaire intérimaire de la police, Motti Cohen, a évoqué dimanche l’arrestation controversée d’un ancien haut-général et de deux autres personnes lors d’une manifestation organisée aux abords de la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu, notant que la police devra tirer des leçons de l’incident.

« Le rôle de la police est d’autoriser le droit à la liberté d’expression et le droit à manifester de tous les citoyens et de maintenir la sûreté et la sécurité publique, indépendamment de la manifestation, des manifestants ou de leur position », a dit Cohen dans une déclaration. « La police saura tirer les leçons de cet incident, comme nous l’avons fait dans le passé. Toutefois, les commandants n’ont pas d’autre choix que celui de se montrer discrets », a-t-il ajouté.

Un juge a ordonné la libération sans autre condition des trois détenus, dimanche matin, après leur arrestation au cours d’un mouvement de protestation contre la corruption gouvernementale qui a eu lieu vendredi dans la capitale.

La police avait réclamé l’émission d’ordonnances de restriction contre le général (rés.) Amir Haskel et deux autres manifestants, Gil Danieli et Saadi Ben Sheetrit, demandant à ce qu’ils soient interdits de séjour à Jérusalem pendant au moins quinze jours.

Le général (rés.) Amir Haskel et deux autres manifestants lors d’une audience organisée à la cour des magistrats de Jérusalem, le 27 juin 2020, après un rassemblement organisé aux abords de la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 27 juin 2020 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Mais lors d’une audience qui s’est prolongée jusqu’après minuit, samedi soir, la juge de la cour des magistrats de Jérusalem, Orna Sandler-Eitan, a déclaré que leur interdire de se trouver à Jérusalem reviendrait à museler leur liberté d’expression. Elle a donc ordonné leur libération.

Un représentant de la police a admis devant la juge que Haskel, 66 ans, n’avait pas bloqué les rues de manière active, mais qu’il avait été à l’origine de ce rassemblement et que par conséquent il était responsable de la présence des autres manifestants, selon le quotidien d’information Haaretz.

Le ministre de la Justice, Avi Nissenkorn, a salué dimanche la décision de la libération inconditionnelle des trois hommes.

Le député Avi Nissenkorn, chef de la commission des arrangements de la Knesset, à la Knesset, le 11 décembre 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

« La liberté d’expression et le droit à manifester sont des fondements de la démocratie qui sont illimités, sauf dans des cas extrêmes », a-t-il écrit sur Twitter.

« J’applaudis la décision prise par la cour de libérer les manifestants qui ont été arrêtés devant la résidence du Premier ministre sans conditions de restriction », a-t-il ajouté.

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