Des milliers de licenciements chez le géant israélien Teva – médias
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Des milliers de licenciements chez le géant israélien Teva – médias

Selon un quotidien israélien, le géant pharmaceutique va réduire de "plus de 4 000" ses effectifs essentiellement aux Etats-Unis et en Israël en raison de sa dette

Les bureaux de la société pharmaceutique israélienne Teva Pharmaceuticals, à Jérusalem, en octobre 2013. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Les bureaux de la société pharmaceutique israélienne Teva Pharmaceuticals, à Jérusalem, en octobre 2013. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’Israélien Teva, numéro un mondial des médicaments génériques qui connaît de très sérieux problèmes financiers, va présenter un plan de restructuration jeudi prévoyant des « milliers » de licenciements, a indiqué mercredi la radio publique israélienne.

Selon le quotidien économique israélien Calcalist, Teva a l’intention de réduire de « plus de 4 000 » ses effectifs essentiellement aux Etats-Unis et en Israël en raison du poids de sa dette estimée à 35 milliards de dollars.

Le chef de la puissante centrale syndicale Histadrout a annoncé une grève de plusieurs heures dimanche pour protester contre ces licenciements qu’il a qualifiés de « honteux ».

Ce mouvement doit concerner l’ensemble du secteur public, les banques, la bourse, le trafic aérien, les transports routiers ainsi que tous les centres d’activité de Teva, a précisé Avi Nissenkorn.

Globes, un autre quotidien israélien, a pour sa part affirmé que « 3 000 des 7 000 employés » de Teva en Israël seront licenciés.

« Teva va fermer et vendre son usine de Kiryat Shmona (nord d’Israël) spécialisée dans les équipements médicaux et réduire de 595 ses effectifs dans son quartier général de Petah Tikvah (près de Tel Aviv) », a ajouté Globes.

« Toutes les opérations en recherche et développement à Netanya (au nord de Tel Aviv) vont cesser et d’autres activités vont être cédées », a poursuivi le quotidien.

Aucun porte-parole du groupe n’a pu être joint par l’AFP.

En août, le groupe avait déjà annoncé la fermeture ou la cession de six usines cette année et neuf l’an prochain, et la réduction d’ici la fin 2017 d’environ 7 000 postes.

Les analystes avaient cependant estimé que ces mesures de restructuration seraient insuffisantes pour compenser les pressions de la concurrence dans le domaine des médicaments génériques

Teva, dont le titre a été divisé par six depuis deux ans, subit deux des principales conséquences d’une stratégie désastreuse, marquée l’an dernier par l’acquisition pour 40 milliards de dollars d’Actavis, la branche générique de l’américain Allergan.

D’un côté, le marché des génériques, dont Teva est le numéro un mondial, ne s’est pas révélé aussi porteur que prévu aux Etats-Unis, forçant le groupe à inscrire une charge massive de 6 milliards de dollars au deuxième trimestre.

Kåre Schultz de Teva. (Autorisation)

De l’autre, sur le plan de ses propres brevets, il n’a guère agi pour réduire sa dépendance au Copaxone, traitement de la sclérose en plaques, dont son concurrent Mylan va maintenant lancer une version générique.

Seule lumière en Bourse, les investisseurs ont bien accueilli l’arrivée le 1er novembre à la tête de Teva d’un nouveau PDG, le Danois Kare Schultz (précédemment patron du groupe pharmaceutique danois Lundbeck), après des mois de tergiversations pour remplacer son prédécesseur, Erez Vigodman.

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