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Des nouveaux fossiles de dinosaure découverts en Egypte

Avec son long cou et sa peau parsemée de plaques osseuses, le dinosaure Mansourasaurus fait figure de "Saint Graal" pour les paléontologues

Photo d'illustration : un archéologue fouillant des tombes au cimetière des Tombes du nord du site d'Amarna, en Egypte (Crédit : Mary Shepperson / Courtoisie du projet Amarna)
Photo d'illustration : un archéologue fouillant des tombes au cimetière des Tombes du nord du site d'Amarna, en Egypte (Crédit : Mary Shepperson / Courtoisie du projet Amarna)

Avec son long cou et sa peau parsemée de plaques osseuses, Mansourasaurus, un nouveau dinosaure découvert dans le Sahara égyptien, fait figure de « Saint Graal » pour les paléontologues tant l’Afrique a livré peu de ces animaux fossilisés.

« Quand j’ai vu les photos des fossiles, les bras m’en sont tombés. C’était le Saint Graal ! », se souvient Matt Lamanna du Musée d’histoire naturelle de Carnegie aux Etats-Unis, coauteur de l’étude publiée lundi dans le journal Nature Ecology and Evolution.

Mansourasaurus, un herbivore aux mensurations d’un éléphant, appartient à la famille des sauropodes, les plus gros mammifères terrestres ayant jamais existé, présents sur une grande partie du globe au moment de l’extinction de masse de dinosaures il y a 66 millions d’années.

Le fossile, « le plus complet découvert en Afrique, datant de la fin du Crétacé » selon un communiqué de l’université de l’Ohio, comprend des os du crâne, la mâchoire inférieure, des vertèbres, des côtes, une bonne partie d’une épaule, d’une patte avant et d’une patte arrière et des morceaux des plaques osseuses qui consolidaient sa peau.

Qu’ils soient bien ou mal conservés, très peu de fossiles du Crétacé ont été découverts en Afrique, une végétation luxuriante et très protectrice recouvrant maintenant les zones où ils vivaient.

Sans ces preuves fossiles, l’évolution des dinosaures à une époque où se morcelait la Pangée – le super-continent unique qui connectait toutes les terres –, reste mystérieuse.

Une reconstitution d’un artiste du dinosaure Mansourasaurus shahinae, récemment découvert sur un littoral dans ce qui est maintenant le désert occidental de l’Egypte. (Crédit : Andrew McAfee / Musée d’histoire naturelle Carnegie)

Les chercheurs tentent toujours de définir le niveau d’isolement de chaque nouveau continent et si les espèces avaient évolué indépendamment sur chaque bloc.

Or, l’analyse de Mansourasaurus a permis aux chercheurs de découvrir qu’il était plus proche des dinosaures d’Europe et d’Asie que de ceux trouvés au sud de l’Afrique ou en Amérique du Sud.

« Les derniers dinosaures d’Afrique n’étaient pas complètement isolés, contrairement à ce que certains ont avancé dans le passé », explique Eric Gorscak qui a participé à cette étude pour l’université de l’Ohio.

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