Des Palestiniens accusés d’avoir mené « des attaques populaires »
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Des Palestiniens accusés d’avoir mené « des attaques populaires »

Un groupe de Hizme est détenu pour avoir mené des attaques de jets de pierres contre des automobilistes israéliens

Le pare-brise d'une voiture heurté par un rocher près de Jérusalem le 21 septembre 2015. (Crédit : Autorisation)
Le pare-brise d'une voiture heurté par un rocher près de Jérusalem le 21 septembre 2015. (Crédit : Autorisation)

Quatre Palestiniens d’un village cisjordanien dans le nord de Jérusalem ont été mis en accusation pour avoir mené une série d’attaques contre des automobilistes israéliens, a annoncé le service de sécurité du Shin Bet lundi.

Le Shin Bet a déclaré que les quatre jeune hommes, du village de Hizme, faisaient partie d’un groupe « terroriste populaire » impliqué dans divers incidents de jets de pierres et de bombes incendiaires.

Les Israéliens ont été blessés dans au moins trois des attaques : le 7 avril pendant une attaque à la bombe incendiaire d’un bus près de Hizme ; le 21 juin, encore une attaque à la bombe incendiaire d’un bus sur la route 437 près du village ; et l’attaque du 26 juillet d’un bus qui allait de Hizme à Anatot. Les trois conducteurs ont été blessés dans ces attaques.

Les quatre suspects en détention, âgés de 28, 22, 22 et 21 ans, ont été déférés devant le tribunal militaire de Judée. Certains des suspects ont avoué leur implication dans les attaques, a précisé le Shin Bet.

Les arrestations ont eu lieu au cours des dernières semaines, a déclaré le Shin Bet, sans fournir plus de détails.

Les attaques, qui n’impliquent pas d’actions ou d’ordres donnés par les grands groupes terroristes, ont été appelés « la terreur populaire » par des responsables israéliens.

Cette annonce du Shin Bet met en lumière les efforts des Israéliens pour sévir contre les manifestants palestiniens qui utilisent des pierres et des cocktails Molotov contre les conducteurs israéliens et les forces de sécurité, en pleine série d’attaques dans et autour de Jérusalem au cours de la semaine écoulée.

Les tensions sont montées en flèche au cours des derniers jours suivant les affrontements entre les policiers et les manifestants musulmans sur le mont du Temple, la semaine dernière.

Lundi, une femme israélienne a été traitée pour choc après une attaque au jet de pierre sur une route en Cisjordanie dans le sud de Jérusalem.

L’attaque est survenue un jour après une attaque similaire sur la même route qui a ciblé une mère israélienne et un bébé, âgés de 6 mois, qui en sont tous deux sortis indemnes. D’autres attaques de jets de pierres ont également été signalées au nord de la capitale dimanche soir.

Lundi, un groupe de garçons âgés de 10 à 11 ans ont été arrêtés par les unités de la police des frontières après qu’il a bombardé un bus près de la porte de Damas à Jérusalem avec des pierres. La police a retenu les garçons jusqu’à ce que leurs parents viennent les chercher.

Le Shin Bet a également déclaré lundi qu’il avait arrêté un résident d’Anabta, âgé de 30 ans, près de Tulkarem, qui a avoué avoir jeté le 7 juillet des pierres sur une voiture israélienne sur la route 557.

L’homme, Mahmoud Ibrahim Mari, a été arrêté par les troupes de Tsahal le 12 juillet. Les soldats ont trouvé une grosse pierre dans sa voiture, qui, selon les propre aveux de Mari, devait être utilisée lors d’une future attaque.

Il avait participé à des attaques de jets de pierres semblables lorsqu’il était un adolescent dans les années 1990, a informé le Shin Bet.

Il a été inculpé par le parquet militaire de Tsahal le mois dernier.

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