Des prisonniers abandonnés par leurs gardes lors d’une attaque de roquette
Rechercher

Des prisonniers abandonnés par leurs gardes lors d’une attaque de roquette

L'administration pénitentiaire a expliqué que les gardiens ont suivi la procédure pour ce genre de situation

Un bus du service de l'Administration pénitentiaire transportant des prisonniers, le 18 décembre 2011. (Uri Lenz/FLASH90)
Un bus du service de l'Administration pénitentiaire transportant des prisonniers, le 18 décembre 2011. (Uri Lenz/FLASH90)

Cherchant à s’abriter lors d’une attaque de roquette lancée depuis la bande de Gaza la semaine dernière, des gardiens de prison seraient sortis d’un bus rempli de prisonniers, en laissant les détenus se débrouiller eux-mêmes.

L’Administration pénitentiaire a déclaré que les gardes avaient suivi les procédures mises en place pour une telle situation, a rapporté la Douzième chaîne mardi. Il n’y a eu aucun blessé et aucun des prisonniers ne s’est échappé du bus.

L’incident s’est produit le 12 novembre en pleine flambée de violence à Gaza alors que des groupes terroristes palestiniens ont tiré des centaines de roquettes et de mortiers sur Israël pendant deux jours.

Mardi à 6h30 alors que les premières salves de roquettes étaient tirées, un bus a quitté la prison de Shikma dans la ville d’Ashkelon, dans le sud du pays, pour transporter des prisonniers vers différentes audiences juridiques.

Alors que le bus sortait de la prison, une alerte de roquette a retenti, indiquant que des projectiles se dirigeaient vers la ville.

Les gardes ont quitté le véhicule et se sont protégés alors que des prisonniers, qui étaient enchaînés aux mains et aux pieds dans le bus, ont été laissés à bord du véhicule.

L’un des prisonniers qui était alors dans le bus a déclaré à la Douzième chaîne : « Ils nous ont laissés comme des canards dans un champ de tir. Les gardes nous ont abandonnés. Ils pensent peut-être que nous avons moins de droits parce que nous sommes des prisonniers. »

Quand les gardes sont revenus au bus, des prisonniers en colère ont protesté, mais ils ont été ignorés, a déclaré le prisonnier, qui n’a pas été nommé dans le reportage.

L’Administration pénitentiaire s’est exprimée dans un communiqué expliquant que le personnel avait agi en respect des procédures, donnant l’instruction que « pendant une sirène, les gardes devraient arrêter le véhicule sous ou le plus près possible d’un abri, ou sur le côté de la route. Les détenus et les prisonniers ont l’instruction de mettre les mains sur la tête et de se pencher, en s’allongeant sur le sol autant que le véhicule le permet. Ensuite, le personnel d’accompagnement quitte le véhicule et le sécurise ».

« D’après nos connaissances, il n’y a pas eu d’entorse aux procédures la semaine dernière », expliquait la communiqué.

Le service de prison a noté qu’alors que les tirs de roquettes continuaient les jours suivants, le personnel a supervisé les transferts de 174 détenus et prisonniers sur différents parcours en dehors d’une prison.

Des roquettes sont tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, le 13 novembre 2019. (Anas Baba/AFP)

La flambée de violence entre Israël et le Jihad islamique palestinien a commencé après que l’armée israélienne a tué Baha Abu al-Ata, un haut commandant du groupe terroriste.

Lors de l’escalade des tensions, les brigades Al-Quds, l’aile armée du Jihad islamique, ont tiré environ 450 roquettes et obus de mortier sur Israël, qui a répliqué avec des nombreuses frappes de représailles à Gaza.

Trois Israéliens ont été blessés par un tir de roquettes lors des affrontements et des dizaines de personnes ont été blessées en tombant alors qu’elles couraient aux abris anti-bombe.

Trente-quatre Palestiniens à Gaza ont été tués dans les confrontations et 109 ont été blessés, selon le ministère de la Santé contrôlé par le Hamas. Au moins 19 d’entre eux étaient des membres de groupes terroristes et plusieurs autres des civils, dont huit mineurs.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...