Des responsables égyptiens attendus à Gaza pour rencontrer des leaders du Hamas
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Des responsables égyptiens attendus à Gaza pour rencontrer des leaders du Hamas

La délégation tentera d'obtenir le maintien du calme dans la région, d'après des médias

Des manifestants palestiniens tentent de franchir la barrière de sécurité avec Israël lors d'affrontements à la suite d'une manifestation le long de la frontière à l'est de la bande de Gaza le 4 janvier 2019. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)
Des manifestants palestiniens tentent de franchir la barrière de sécurité avec Israël lors d'affrontements à la suite d'une manifestation le long de la frontière à l'est de la bande de Gaza le 4 janvier 2019. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)

Une délégation égyptienne de responsables de la sécurité doit arriver dans la bande de Gaza d’un moment à l’autre pour rencontrer les dirigeants du Hamas et discuter des moyens de maintenir le calme au sein et autour de l’enclave côtière, ont rapporté des médias israéliens et palestiniens jeudi.

La délégation sera dirigée par Ahmed Abdelkhaliq, en charge du dossier palestinien aux services des renseignements généraux égyptiens, apprend-on.

On ignore si la délégation doit arriver jeudi ou vendredi.

Plusieurs sites d’informations palestiniens indiquent qu’Abdelkhaliq entrerait dans la bande de Gaza jeudi, citant des sources anonymes.

Dans le même temps, au moins deux autres médias israéliens, le site Ynet et la radio de l’armée, faisaient savoir qu’il arriverait vendredi, sans citer de sources.

Depuis plusieurs mois, l’Égypte, le coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Nikolay Mladenov, et le Qatar tentent de maintenir le calme dans la bande de Gaza et d’empêcher l’embrasement entre Israël et les groupes terroristes locaux.

La semaine dernière, les tensions entre les deux camps avaient connu un regain après les tirs d’un sniper palestinien sur un groupe de soldats israéliens. Une balle s’était logée dans le casque de l’un d’eux, le blessant légèrement, comme l’avait indiqué l’armée.

En riposte, Tsahal avait frappé un poste d’observation du Hamas dans l’est de la bande, près du camp de réfugiés de Bureij. La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, avait signalé le décès de l’un de ses membres dans l’attaque.

Des membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire du Hamas, prennent part à un rassemblement à Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza, le 5 décembre 2017. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Une manifestation palestinienne est attendue vendredi après les prières à la région frontalière entre Israël et l’Égypte.

Depuis le 30 mars, des manifestations, accompagnées de violence, sont organisées chaque semaine dans la région.

D’après leurs organisateurs, leur but est d’obtenir le retour des réfugiés palestiniens et de leurs descendants dans les terres faisant désormais partie d’Israël et de faire pression sur l’État hébreu pour qu’il lève les restrictions de circulation des citoyens et des biens vers et hors de l’enclave.

Pour les responsables israéliens, un retour des Palestiniens et de leurs descendants détruiraient le caractère juif d’Israël. Ils affirment également que les restrictions en place visent à éviter tout détournement de matériel à des fins terroristes.  

Le Hamas, qui avait pris le contrôle de la bande de Gaza par la violence au détriment de l’Autorité palestinienne en 2007, n’a jamais caché sa volonté de détruire Israël.

Les forces de sécurités israéliennes appellent régulièrement les Palestiniens gazaouis de rester à distance de la clôture de sécurité séparant l’État juif de l’enclave.

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