Des synagogues canadiennes menacées : « Les juifs doivent mourir ! »
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Des synagogues canadiennes menacées : « Les juifs doivent mourir ! »

La police a ouvert une enquête après que des lieux de culte juifs ont reçu des lettres identiques à Toronto, Montréal, Hamilton et Edmonton

Le courrier antisémite adressé à des synagogues de Toronto, Montréal, Hamilton et Edmonton le 18 décembre 2017. (Crédit : B'nai Brith Canada)
Le courrier antisémite adressé à des synagogues de Toronto, Montréal, Hamilton et Edmonton le 18 décembre 2017. (Crédit : B'nai Brith Canada)

La police canadienne a ouvert une enquête sur une vague de courriers haineux adressés à plusieurs synagogues du Canada durant le week-end.

Le groupe B’nai Brith Canada a déclaré que des synagogues de Toronto, de Montréal, de Hamilton et d’Edmonton ont reçu des courriers identiques, comprenant une croix gammée insérée dans une étoile de David sanglante avec la phrase « les Juifs doivent mourir ».

« C’est effrayant. C’est évidemment une lettre raciste », a déclaré Julian Lewin, directeur exécutif de Shaare Tzedek à Montréal, à la radio canadienne dimanche.

Michael Mostyn, directeur général de B’nai Brith Canada, a mis en garde contre la recrudescence de vandalisme antisémite dans le pays.

« Tristement, nous avons vu que la croix gammée a fait son grand retour cette année, défigurant les murs des écoles, des campus universitaires, et des lieux publics », a déclaré Mostyn dans un communiqué.

« Il est impératif, plus que jamais, de condamner ce symbole de racisme et de haine. »

Une pierre arborant des inscriptions antisémites et une référence à une brigade d’extermination nazie a été laissée dans un sac sur le seuil de la maison d’un couple juif de Winnipeg, au Canada (Crédit : autorisation Bnai Brith Canada)

Ces lettres ont été reçues en pleine période de la fête de Hanoukka, qui a commencé le 12 décembre et prendra fin le 20 décembre au soir.

Il y a quelques mois, le groupe B’nai Brith Canada a signalé que le nombre d’actes antisémites au Canada a atteint un record en 2016, ayant augmenté de 26 % par rapport à l’année précédente.

Selon un audit annuel diffusé par le groupe en mai, B’nai Brith a enregistré 1 728 incidents antisémites en 2016, contre 1 277 en 2015. Le record précédent avait été atteint en 2014, avec 1 627.

L’audit avait attribué cette recrudescence d’actes antisémites et négationnistes au militantisme antisioniste sur les réseaux sociaux et dans les campus universitaires, ainsi qu’au sentiment anti-Israël présent dans certains journaux en langue arabe.

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