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Des universités menacent de faire grève si la procureure générale est renvoyée

Yoav Kisch n'est pas d’accord avec les présidents des 8 universités de recherche qui estiment que le renvoi de Gali Baharav-Miara serait "un danger sans précédent pour l'État de droit"

La procureure générale israélienne, Gali Baharav Miara, et le ministre de la Justice, Yariv Levin, lors d'une cérémonie d'adieu au président par intérim de la Cour suprême, Uzi Vogelman, qui prend sa retraite, à la Cour suprême, à Jérusalem, le 1er octobre 2024. (Crédit : Oren Ben Hakoon/POOL)
La procureure générale israélienne, Gali Baharav Miara, et le ministre de la Justice, Yariv Levin, lors d'une cérémonie d'adieu au président par intérim de la Cour suprême, Uzi Vogelman, qui prend sa retraite, à la Cour suprême, à Jérusalem, le 1er octobre 2024. (Crédit : Oren Ben Hakoon/POOL)

Les présidents des huit universités de recherche israéliennes ont envoyé une lettre dimanche pour avertir qu’ils se mettront en grève si le gouvernement licencie la procureure générale, affirmant que cette décision constitue un danger sans précédent pour l’État de droit en Israël.

« Nous mettons en garde contre le danger sans précédent pour l’État de droit si la procureure générale est licenciée », indique la lettre.

« Dans la démocratie israélienne, le procureur général est le plus important gardien contre les atteintes potentielles du gouvernement aux droits des citoyens et des résidents du pays », ont-ils écrit.

La lettre a été envoyée après que le ministre de la Justice, Yariv Levin, a entamé la semaine dernière la procédure de destitution de la procureure générale, Gali Baharav-Miara. Il l’accuse d’avoir politisé son bureau et de contrecarrer à plusieurs reprises la volonté du gouvernement.

Le ministre de l’Éducation Yoav Kisch a qualifié les dirigeants des principales universités israéliennes de « confus » suite à leur menace de faire grève si le gouvernement licencie la procureure générale.

Le gouvernement « ne se laissera pas intimider » par de telles menaces, a écrit Kisch en réponse à la menace, arguant que Baharav-Miara « n’est pas au-dessus des critiques publiques et n’est pas à l’abri de procédures de destitution lorsqu’elle agit d’une manière qui va au-delà de son rôle professionnel et la transforme en opposition au gouvernement élu ».

Le ministre de l’Éducation Yoav Kisch tenant une conférence de presse sur le nouveau programme d’IA dans le système scolaire, au ministère de l’Éducation, à Tel Aviv, le 3 février 2025. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

L’État « ne permettra pas l’utilisation des ressources de l’État et des institutions universitaires pour des protestations politiques sous le couvert d’une lutte pour les valeurs », et contrairement aux affirmations des administrateurs de l’université, le licenciement de Baharav-Miara ne mettra pas en danger la démocratie, mais la renforcera, a-t-il poursuivi.

« La véritable démocratie existe lorsque la volonté du peuple est exprimée et n’est pas bloquée à plusieurs reprises par des partis non élus », a-t-il soutenu, déclarant que « les institutions universitaires sont censées être des lieux de réflexion critique, et non un outil de confrontation politique ».

Il a ajouté qu’au lieu « d’essayer d’imposer un programme politique au grand public », les responsables universitaires feraient mieux de se concentrer « sur l’amélioration de l’enseignement supérieur » en Israël.

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