Des véhicules brûlés et des graffitis tagués dans un village de Cisjordanie
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Des véhicules brûlés et des graffitis tagués dans un village de Cisjordanie

La phrase "le calme répondra au calme" et une référence à Kumi Ori, un avant-poste israélien controversé ont été tagués à Faraata, près de Qalqilya

Une voiture incendiée dans le village de Taybeh, en Cisjordanie, le 29 novembre 2019 (Crédit : Conseil de Taybeh)
Une voiture incendiée dans le village de Taybeh, en Cisjordanie, le 29 novembre 2019 (Crédit : Conseil de Taybeh)

Plusieurs véhicules ont été incendiés et des graffitis ont été retrouvés dans le village de Faraata, en Cisjordanie, vendredi matin, ont fait savoir les médias israéliens, citant des sources palestiniennes.

Un slogan écrit dans ce village proche de Qalqilya dit « au calme répondra le calme, salutations de Kumi Ori. »

Kumi Ori est un avant-poste controversé israélien en Cisjordanie devenu un point de ralliement pour les habitants d’implantations d’extrême-droite.

Les actes de vandalisme anti-arabes de la part des extrémistes juifs sont devenus courants en Cisjordanie.

Les incidents de vandalisme anti-palestinien ou menés à l’encontre des forces de sécurité en Cisjordanie sont désignés sous le nom d’attaques de type « prix à payer ». Leurs auteurs clament que ces incidents surviennent en représailles de violences palestiniennes ou de politiques gouvernementales considérées comme hostiles au mouvement anti-implantations.

Le groupe anti-raciste Tag Meir a indiqué dans un communiqué que « cet acte de terrorisme juif de la nuit est le 60è incident survenu en 2019. Les communautés palestiniennes/Arabes qui se trouvent sous la responsabilité des forces de sécurité israéliennes sont attaquées par des contrevenants commettant des attaques de type prix à payer tous les 5 à 6 jours, sans réelle intervention des forces de sécurité », a fait savoir la Treizième chaîne.

Cet incident est survenu après que des vandales ont endommagé 18 voitures dans le village palestinien d’Al-Jib, dans la nuit de mercredi.

Les pneus des voitures ont été crevés et plusieurs d’entre elles ont été recouvertes de graffitis. Le mur d’un bâtiment a été recouvert de peinture avec les mots : « Les Arabes ? Mettez-les dehors ou tuez-les ! »

La police a ouvert une enquête.

Dimanche, le quotidien Haaretz a fait savoir que le nombre de crimes de haine contre les Palestiniens avait baissé significativement en 2019 mais que l’audace de leurs auteurs s’était accrue.

Les Israéliens ont été responsables de 256 cas de violences contre des Palestiniens ou contre les forces de sécurité, cette année – surtout au cours des six premiers mois – et une portion significative a émané de l’implantation radicale de Yitzhar, dans le nord de la Cisjordanie.

En comparaison, 378 cas ont été signalés en 2018.

Mais des responsables de la sécurité non-identifiés et cités dans l’article ont indiqué que certaines attaques étaient de plus grande ampleur qu’auparavant et qu’elles avaient nécessité une planification méticuleuse et différents auteurs sur des sites variés, de manière simultanée.

Les arrestations sont rares et les groupes de défense des droits de l’Homme déplorent le faible nombre de condamnations, la majorité des charges dans ces dossiers étant simplement abandonnées.

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