Des vols sans quarantaine des pays « verts » autorisés en août ?
Rechercher

Des vols sans quarantaine des pays « verts » autorisés en août ?

Le ministère de la Santé a annoncé à la Knesset la fin des restrictions pour les voyageurs venant d'États sans virus; Le chef de l'aéroport Ben Gurion: les vols doivent reprendre

Le hall d'arrivée vide de l'aéroport Ben Gurion, le 12 juin 2020. (Photo par Olivier Fitoussi/Flash90)
Le hall d'arrivée vide de l'aéroport Ben Gurion, le 12 juin 2020. (Photo par Olivier Fitoussi/Flash90)

Face à la pression croissante pour la réouverture du ciel israélien, les responsables de la santé ont déclaré à la Knesset mercredi qu’ils travaillaient sur un plan visant à autoriser les vols entrants sans contrôle médical ni exigence de quarantaine en provenance des pays « verts », ce qui permettrait la reprise des vols réguliers à partir du mois prochain.

Les voyageurs en provenance de pays à faible taux d’infection par le coronavirus seraient autorisés à entrer librement en Israël, a déclaré le directeur général adjoint du ministère de la Santé, Itamar Grotto, à la commission de contrôle de l’État de la Knesset.

Quiconque arrive par avion en provenance d’un pays « vert » n’aura pas besoin de deux semaines de quarantaine, point final », a déclaré M. Grotto.

Les pays qui devraient être inclus dans la liste, selon un rapport de la Douzième chaîne citant des sources des compagnies aériennes : Allemagne, Autriche, Canada, Chypre, Danemark, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Islande, Irlande, Japon, Corée du Sud, Lichtenstein, Lettonie, Lituanie, Malte, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pologne, Slovaquie, Slovénie et Suisse.

La nouvelle politique doit entrer en vigueur le 16 août, a-t-il ajouté, en précisant que « cela nécessite un peu plus de préparation, cela ne peut pas se faire demain matin. Nous ferons tous les efforts nécessaires ».

Itamar Grotto, directeur général adjoint du ministère de la Santé, s’exprime lors d’une conférence de presse sur le coronavirus, le 29 mai 2020. (Capture d’écran : Facebook)

Lors de la réunion de mercredi matin, les députés et les chefs d’entreprise ont déclaré que des secteurs entiers risquaient de s’effondrer si les vols ne reprenaient pas rapidement.

« La seule façon de s’assurer qu’un voyageur n’est pas porteur du virus est de faire des tests, mais le ministère de la Santé nous dit que les tests ont un taux élevé d’erreurs, et aussi que les contrôles médicaux sont une dépense nationale qui ne peut pas être dépensée pour les vols », s’est plaint Shmuel Zakai, le directeur général de l’aéroport Ben Gurion.

« Tant que c’est la position du gouvernement, les vols ne redémarreront pas. Nous avons déjà dépassé le point de non-retour. Nous devrions peut-être envisager de proposer des cours de natation dans le programme de base, car il est impossible pour les Israéliens de partir d’ici d’une autre manière », a-t-il déclaré.

Le ministre du Tourisme, Asaf Zamir, s’est dit d’accord avec les préoccupations de Zakai et a demandé la réouverture des vols « dès que possible, même si ce n’est que partiellement. »

« La nécessité de tester les voyageurs sera une réalité pendant des années, et il ne fait donc aucun doute que nous devons investir dans des changements majeurs d’infrastructures et de services médicaux à l’aéroport Ben Gurion » pour s’adapter à la nouvelle réalité, « y compris la création de laboratoires, les contrôles médicaux et la mise en place des réglementations nécessaires », a déclaré M. Zamir à la commission.

Des avions d’El Al à l’aéroport international Ben Gurion, le 12 avril 2020. (Flash90)

« Les compagnies aériennes ont été l’une des premières industries touchées » par la pandémie, « et l’une des plus rapidement et des plus profondément touchées », a déclaré le président de la commission, le député Ofer Shelah (Yesh Atid).

« En supposant qu’aucun vaccin ne soit disponible dans les six prochains mois, nous ne pouvons pas avoir une situation où l’aviation israélienne reste fermée, et nous retrouver le lendemain [de la pandémie] sans la moindre industrie aérienne israélienne ».

Il n’est pas certain que cette décision permettra de donner un coup de fouet aux compagnies aériennes, au tourisme et à l’industrie hôtelière d’Israël. Même si Israël s’ouvre aux voyageurs et aux touristes des pays « verts », il reste sur la liste « rouge » pour une grande partie du monde en raison de la vitesse de propagation du virus en Israël même. Les Israéliens ne sont actuellement pas autorisés à entrer dans de nombreux pays, tandis que les touristes qui visitent Israël à partir de pays autorisés risquent de se voir imposer une quarantaine de deux semaines à leur retour, un fait qui continuera probablement à entraver les voyages.

Il est peu probable qu’Israël soit rayé de la liste des pays interdits de vol pour de nombreux pays. Mardi, les données compilées par une publication scientifique basée à l’université d’Oxford ont révélé qu’Israël a maintenant le cinquième plus grand nombre de nouvelles infections par coronavirus par habitant dans le monde, dépassant les États-Unis, qui sont durement touchés.

Mardi, Israël a enregistré 210,96 nouveaux cas COVID-19 par million de personnes, selon Our World in Data, derrière seulement Oman, Panama, le Brésil et Bahreïn. Les États-Unis, qui ont le plus grand nombre de cas de virus et de décès signalés de tous les pays, ont eu un taux d’infection de 198,64 par million de personnes.

Israël est toujours loin derrière les États-Unis et de nombreux autres pays en ce qui concerne le nombre de décès par million de personnes, avec un taux de 0,97.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...