Deux arrestations lors les manifestations des femmes contre les violences
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Deux arrestations lors les manifestations des femmes contre les violences

Les organisatrices demandent un financement pour une campagne de sensibilisation et appellent leurs soutiens à une grève quotidienne de 25 minutes pour les 25 victimes de 2018

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Des activistes féministes manifestent contre les violences envers les femmes à l'entrée de Jérusalem, le 12 décembre 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des activistes féministes manifestent contre les violences envers les femmes à l'entrée de Jérusalem, le 12 décembre 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Des manifestations ont eu lieu dans les plus grandes villes dans le monde entier, mercredi, pour protester contre les violences qui ont coûté la vie à 25 femmes dans le pays depuis le début de l’année.

Deux femmes ont été appréhendées pendant une manifestation à Tel Aviv parce qu’elles tentaient de bloquer une route. D’autres rassemblements ont eu lieu à Jérusalem et à Beer Sheva.

Cette mobilisation est survenue vingt-quatre heures après qu’une femme a été découverte mortellement poignardée dans un appartement de la ville côtière d’Akko, dans le nord du pays. Même si la police enquête encore sur le dossier, les militantes féministes ont indiqué penser qu’elle était la 25ème victime de violences conjugales meurtrières en 2018.

« Suite au mouvement de protestation des femmes organisé au carrefour de Kaplan à Tel Aviv, deux femmes qui avaient refusé de suivre les instructions de la police ont été arrêtées, soupçonnées de perturber l’ordre public . Elles essayaient de faire brûler des pneus », a fait savoir la police dans un communiqué. « Elles ont été emmenées pour être interrogées au commissariat ».

L’une des femmes était arrivée avec une voiture remplie de pneus et l’autre portait des torches enflammées. Elles ont refusé de coopérer avec la police, ont noté certaines médias.

Les manifestations ont commencé à 10 heures du matin et elles ont continué pendant 25 minutes – une minute pour chaque femme morte de violences conjugales en 2018 — un chiffre qui inclut la victime d’Akko dont le corps a été découvert mardi et dont le meurtrier n’a pas encore été officiellement identifié.

Dans la nuit de mardi, des activistes ont versé du faux sang dans les eaux de deux fontaines de Tel Aviv.

Les organisatrices ont appelé les femmes de tout le pays à se mettre en grève chaque jour entre 10 heures et 10 heures 25 jusqu’à ce que le gouvernement approuve un budget de 250 millions de shekels, actuellement suspendu, pour une campagne visant les violences faites aux femmes.

« Nous ne laisserons pas le dossier sortir de l’ordre du jour et nous n’accepterons plus les paroles et les commissions », ont dit les organisatrices dans un communiqué. » Nous avons une demande concrète, un budget qui est bloqué depuis plus d’un an et demi et nous n’arrêterons pas notre action jusqu’à ce qu’on accède à nos demandes. Le mouvement de protestation continue ».

L’eau d’une fontaine rougie par du faux sang dans le cadre d’une manifestation contre les violences faites aux femmes, place Rabin, à Tel Aviv, le 12 décembre 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Mardi, Iman Awad, 29 ans, a été retrouvée égorgée dans son habitation d’Akko. La police a arrêté son mari et il devrait passer devant les juges pour une audience de placement en détention mercredi après-midi.

L’époux d’Awad a nié toute implication dans le décès de se cette dernière et, selon son avocat, il a fourni un alibi détaillé à la police qui pourra être confirmé par des images des caméras de surveillance.

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