Deux explosifs présumés retrouvés dans le sud d’Israël
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Deux explosifs présumés retrouvés dans le sud d’Israël

28 incendies ont été entraînés par des ballons de Gaza ; une bombe aurait éré retrouvée près d'un terrain de jeux, l'autre dans un arbre ; il n'y a eu ni dégâts, ni blessés

Des Palestiniens se préparent à lancer des ballons incendiaires ou transportant des dispositifs explosifs vers Israël, le 21 août 2020 (Crédit : Fadi Fahd/Flash90)
Des Palestiniens se préparent à lancer des ballons incendiaires ou transportant des dispositifs explosifs vers Israël, le 21 août 2020 (Crédit : Fadi Fahd/Flash90)

Deux dispositifs explosifs présumés ont été découverts dimanche dans le sud d’Israël après avoir été apparemment lancés sur le territoire israélien depuis la bande de Gaza. Les attaques au ballon ont continué pendant toute la journée, ont fait savoir des responsables du conseil régional d’Eshkol.

« Un dispositif a été découvert près d’un terrain de jeu et un autre a été trouvé dans un arbre. Un démineur des services de police a été appelé en renfort dans les deux cas. Il n’y a eu ni dégâts, ni blessés », a expliqué un porte-parole du Conseil régional d’Eshkol.

Pendant toute la journée, les terroristes de la bande, contrôlée par le Hamas, ont lancé des douzaines de ballons transportant des explosifs et des dispositifs incendiaires vers le sud d’Israël, entraînant au moins 28 feux, ont noté les responsables.

Selon les services de secours et d’incendies, il y aurait eu des sinistres dans les secteurs de Shaar Hanegev, Eshkol, Hof Ashkelon et Sderot. Le département des incendies a indiqué que la majorité des feux avaient été modestes et qu’ils n’avaient pas représenté une menace pour les communautés avoisinantes.

Un soldat israélien lutte contre un incendie à proximité du kibboutz Nir Am, dans le sud du pays, qui aurait été causé par un dispositif envoyé depuis la bande de Gaza et accroché à un ballon, le 23 août 2020 (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

En raison de ces lancers de ballons continus, une source proche des services de sécurité a indiqué que les autorités israéliennes empêchaient les importations de véhicules de franchir le poste-frontière de Kerem Shalom avec Gaza.

« Suite à la violation continue de la stabilité sécuritaire et suite à la décision de fermer le poste-frontière de Kerem Shalom – à l’exception de l’entrée des équipements humanitaires – il faut noter que l’importation de véhicules qui était réalisée à travers le carrefour d’Erez a été stoppé, une mesure appliquée depuis aujourd’hui », a commenté la source auprès du Times of Israel.

Cette initiative suit la fermeture graduelle du poste-frontière de Kerem Shalom à tous les matériaux – à l’exception des aides humanitaires – ainsi que l’interdiction faite aux pêcheurs palestiniens d’utiliser la zone de pêche qui leur est allouée dans le cadre des efforts visant à amener le Hamas à réprimer les lanceurs de ballons.

Au cours des dernières semaines, les terroristes, au sein de l’enclave, ont encore une fois commencé à lancer des ballons incendiaires et des dispositifs explosifs vers le sud d’Israël, entraînant des douzaines d’incendies qui ont entraîné des dégâts dans la région. Des roquettes ont aussi été tirées vers les villes et les communautés israéliennes, notamment plus d’une douzaine de projectiles dans la nuit de jeudi à vendredi. Ces attaques ont entraîné des frappes israéliennes quotidiennes de représailles contre des installations du Hamas.

Un cessez-le-feu qui était en place depuis des années et qui avait été renouvelé à plusieurs reprises avait été renforcé par une aide financière versée par le Qatar à l’enclave côtière, à hauteur de millions de dollars. Mais des plaintes du groupe terroriste, qui accuse Israël de ne pas avoir respecté ses engagements dans le cadre de cette trêve, ont été accompagnées par des flambées de violences sporadiques sur la frontière.

L’envoyé qatari à Gaza, Mohammed al-Emadi, doit visiter la bande cette semaine, pour la première fois depuis le mois de février, pour livrer des liquidités aux résidents de Gaza.

L’argent a continué à arriver régulièrement même en l’absence physique d’al-Emadi, au cours de ces dix derniers mois.

Israël a néanmoins menacé de ne pas le laisser entrer en cas de persistance des attaques aux ballons incendiaires et à la roquette.

Le Hamas subit des pressions internationales fortes – de la part du Qatar, de l’Egypte et de l’envoyé de l’ONU, Nickolay Mladenov – pour mettre un terme à ses attaques, en plus de pressions exercées par l’opinion publique gazaouie qui, actuellement, ne bénéficie que de trois à quatre heures d’électricité par jour après l’arrêt des importations de carburant par l’Etat juif en réponse aux violences.

Mais les analystes estiment que le Hamas pense qu’Israël n’est pas intéressé par une nouvelle confrontation actuellement, ce qui le mène à durcir ses demandes.

L’émissaire qatari pour la bande de Gaza, Mohammed al-Emadi, s’exprime dans une conférence de presse à Gaza ville le 14 mai 2019. (MOHAMMED ABED / AFP)

Selon Ynet, qui a transmis cette information samedi soir, les dirigeants du Hamas, le groupe terroriste islamiste à la tête de la bande de Gaza, se seraient cachés en anticipant de possibles assassinats ciblés de la part d’Israël.

Les assassinats ciblés de terroristes palestiniens à Gaza sont rares, mais le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Benny Gantz ont fait allusion à un retour possible de cette politique. Gantz a ainsi annoncé, jeudi, que l’armée israélienne était en mesure de frapper des cibles humaines comme elle frappe des constructions et des infrastructures terroristes.

Les groupes terroristes de Gaza ont mis en garde Israël contre une politique d’assassinats ciblés, disant qu’elle rencontrerait une réponse forte et coordonnées, dont le tir de milliers de missiles en direction de Tel Aviv, a noté un journal libanais samedi.

L’AFP a contribué à cet article.

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