Deux jeunes Français morts dans la tragédie du mont Meron
Rechercher

Deux jeunes Français morts dans la tragédie du mont Meron

Des centaines de personnes ont assisté samedi soir aux funérailles des deux adolescents à Meron, les frères Moshe et Yosef ElHadad, âgés respectivement de 12 et 18 ans

Les frères Moshe Mordechai Elhadad, à droite, et Yosef David Elhadad, ont été tués lors de la catastrophe du mont. Meron le 30 avril 2021. (Autorisation)
Les frères Moshe Mordechai Elhadad, à droite, et Yosef David Elhadad, ont été tués lors de la catastrophe du mont. Meron le 30 avril 2021. (Autorisation)

Deux jeunes frères franco-israéliens sont morts dans la bousculade géante qui a été fatale à 45 personnes vendredi lors d’un pèlerinage juif au Mont Meron, dans le nord d’Israël, ont indiqué dimanche à l’AFP des sources policière et diplomatiques à Jérusalem.

Les registres en hébreu de la police israélienne consultés par l’AFP font état de deux Français morts dans la tragédie, les frères Moshe et Yosef ElHadad, âgés respectivement de 12 et 18 ans.

Des sources diplomatiques à Jérusalem ont précisé que les deux victimes étaient des citoyens « binationaux ».

Des centaines de personnes ont assisté samedi soir aux funérailles des deux adolescents à Meron, où les corps ont été chacun recouverts d’un talith (châle de prière) blanc, a constaté un correspondant de l’AFP.

Des premières funérailles avaient eu lieu dès vendredi après-midi dans ce que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié « d’une des plus grandes catastrophes » de l’histoire de l’Etat hébreu depuis sa création en 1948.

Après une pause pour Shabbat, les enterrements ont repris samedi soir. Et les autorités ont annoncé dimanche avoir fini l’identification des morts, incluant notamment quatre Américains et deux Canadiens.

Les funérailles de Menahem Knowlowitz, l’une des victimes de la catastrophe de Meron, le 1er mai 2021. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Israël observait par ailleurs dimanche un jour de deuil national en hommage aux victimes de cette bousculade lors d’un pèlerinage juif orthodoxe qualifiée « d’une des pires catastrophes » de l’histoire d’Israël, a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Désastre », « tragédie », « échec gouvernemental » : les Unes de la presse étaient toutes barrées de noir dimanche pour les premiers journaux publiés en Israël depuis la bousculade survenue tôt vendredi matin au mont Meron, dans le nord du pays, la presse ne publiant pas le samedi, jour de Shabbat.

Les 45 victimes étaient des juifs ultra-orthodoxes qui participaient au vaste pèlerinage ayant rassemblé des dizaines de milliers de personnes au mont Meron, le plus grand rassemblement organisé dans le pays depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Peu après minuit, une masse humaine compacte s’est précipitée vers la sortie, s’agglutinant à un moment donné dans un couloir étroit et métallique. Des pèlerins se sont alors entassés les uns sur les autres et plusieurs personnes sont mortes écrasées.

Samedi soir, des citoyens de Tel-Aviv, métropole sur la côte méditerranéenne, avaient organisé une première cérémonie en allumant des chandelles en hommage aux victimes.

« Cela me touche personnellement car je viens d’un foyer ultra-orthodoxe. Jusqu’à il y a huit ans, j’allais moi aussi en pèlerinage à Meron. Mes parents étaient présents à Meron cette année et sont partis une heure » avant la tragédie, a confié sur place à l’AFP Rachel, 28 ans.

« Pendant 20 ans, j’ai aussi fait le pèlerinage à Meron. Une fois, j’ai également fait l’expérience d’une bousculade (…) C’était le moment le plus effrayant de ma vie, et je n’y suis plus retournée depuis », a ajouté Yael, une autre jeune femme aussi présente à la cérémonie.

Le ministre de la Sécurité publique Amir Ohana a dit ce weekend en assumer la « responsabilité » sans accepter le « blâme ».

La ministre des Transports Miri Regev visite un nouveau laboratoire du coronavirus à l’aéroport international Ben-Gurion, près de Tel Aviv, le 9 novembre 2020. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Et la ministre des Transports, Miri Regev, une proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, était sur la sellette pour avoir, selon la presse locale, nolisé des autocars afin de permettre à des ultra-orthodoxes de se rendre à ce pèlerinage.

Mais le plus grand rassemblement depuis le début de la pandémie en Israël, pays en majorité vacciné et presque entièrement déconfiné, a tourné au drame.

Le grand rabbin ashkénaze d’Israël, David Lau, a suggéré dimanche que les célébrations au mont Meron « s’étirent à l’avenir sur une semaine » afin d’éviter de trop grands rassemblements.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...