Israël en guerre - Jour 193

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Deux nouvelles interpellations dans l’enquête sur le quadruple homicide d’Abu Snan

Un troisième suspect a été arrêté à l'aéroport en tentant de quitter le pays et les quatre victimes ont été inhumées. La police a découvert les tunnels d'un gang sous Nazareth

Funérailles de Salman Halabi, 66 ans, à Yarka, dans le nord d'Israël, le 23 août 2023. (Crédit : Flash90)
Funérailles de Salman Halabi, 66 ans, à Yarka, dans le nord d'Israël, le 23 août 2023. (Crédit : Flash90)

Jeudi soir, la police a procédé à l’interpellation de deux nouveaux suspects dans l’enquête sur le quadruple homicide qui a endeuillé la ville d’Abu Snan, dans le nord, cette semaine. Les deux hommes ont été arrêtés dans la ville de Dir Al Assad, toute proche.

Le même jour, à l’aéroport Ben Gurion, la police a interpelé un troisième suspect, possiblement lié à une organisation criminelle, alors qu’il tentait de s’enfuir en Turquie ou à Dubaï.

Un embargo limite la diffusion de l’essentiel des éléments de cette affaire.

Mercredi, trois des victimes de la tragédie, à savoir Ghazi Saab, 53 ans, Zohair al-Din Saab, 45 ans, et Amir Saab, 28 ans, ont été inhumés à Abu Snan. La quatrième victime, Salman Halabi, a été pour sa part enterrée dans la ville voisine de Yarka.

« Ils n’avaient rien à voir avec le milieu du crime », a déclaré Anwar Saab au Times of Israel. « Nous sommes une famille respectueuse de l’ordre établi, des gens instruits, universitaires ou chefs d’entreprise. »

Tous trois avaient fait leur service militaire en Israël et étaient réservistes, a-t-il ajouté. « Nous n’avons jamais eu de liens avec la pègre. Mes cousins ont eu la malchance d’être au mauvais endroit au mauvais moment. »

L’une des victimes, Ghazi Saab, ex-officier de haut rang de la police des frontières, avait lancé sa campagne électorale pour les municipales quelques heures avant d’être assassiné.

Les quatre victimes de la fusillade appartenaient à la minorité druze.

Mercredi, les dirigeants de la communauté druze ont annoncé un mouvement de grève au sein des institutions communautaires et ils ont reproché à la police et au gouvernement les problèmes de sécurité. Par voie de communiqué, l’un de ces dirigeants a affirmé que la police et le gouvernement israéliens étaient pleinement responsables de cette vague criminelle sans précédent et demandé au Premier ministre de prendre des mesures fermes pour mettre fin au carnage.

Le candidat à la mairie lors des prochaines élections municipales Ghazi Saab, l’une des quatre personnes abattues à Abu Snan, dans le nord d’Israël, le 22 août 2023. (Crédit : Facebook ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur)

Il s’agit là d’une des violences criminelles les plus meurtrières de cette année, deux mois après la mort de cinq personnes dans une fusillade à l’intérieur d’une station de lavage automobile à Yafa an-Naseriyye.

L’existence d’un possible lien entre la fusillade et les élections municipales explique que le service de sécurité du Shin Bet, en charge de la protection de l’ordre démocratique israélien, prenne part à l’enquête. Toutefois, depuis l’arrestation d’un des suspects à l’aéroport Ben Gurion, il est désormais clair que l’affaire est liée à un différend entre organisations criminelles et le Shin Bet s’est retiré.

Il s’agit de la seconde fusillade en l’espace de quelques jours contre un politicien arabe. Lundi soir, Abdel Rahman Kashua, originaire de Tira dans le centre d’Israël, a été abattu dans ce qui semble être une action contre les politiciens arabes à l’approche des élections municipales.

Selon la chaîne publique Kan, le Shin Bet aurait remis au gouvernement la liste des 20 candidats de 17 villes arabes dont la vie serait en danger. Aucun candidat d’Abu Snan ne figurait a-priori sur cette liste.

Selon Abraham Initiatives, ONG dont le cheval de bataille est la lutte contre les violences, 159 membres de la communauté arabe israélienne ont été tués depuis le début de l’année, pour l’essentiel dans des fusillades. L’an dernier à la même période, ils étaient 68.

Ces assassinats alourdissent encore le bilan de la vague criminelle qui endeuille la communauté arabe depuis quelques années. Les dirigeants communautaires sont nombreux à incriminer la police, qui, selon eux, est sans recours face à ces puissantes organisations criminelles, lorsque qu’elle ne s’en désintéresse pas purement et simplement. Ils estiment que la négligence et les discriminations dont ont fait preuve les autorités sont la cause profonde des problèmes actuels.

Dans le même ordre d’idées, la police a récemment découvert des tunnels, à Nazareth, qui auraient servi à l’organisation criminelle dirigée par Samir Bakri.

Tunnel qui aurait servi à un gang criminel de Nazareth, découvert par la police en août 2023. (Porte-parole de la police israélienne)

Il s’agit de quatre tunnels, de huit mètres de profondeur et plusieurs dizaines de mètres de longueur. La police pense qu’ils servaient de cache aux membres de l’organisation de Bakri et peut-être à la contrebande d’armes.

Des dizaines de personnes ont été tuées dans la guerre que se livrent les organisations criminelles Bakri et Hariri.

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