Deux pro-Israël s’affronteront pour succéder au gouverneur de Floride, Ron DeSantis
Le républicain Byron Donalds et le démocrate David Jolly ont remporté leurs primaires respectives ; leur principale différence réside dans leur divergence sur la guerre en Iran
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Les électeurs de Floride devront choisir entre deux candidats pro-Israël pour le poste de gouverneur lors des élections générales de novembre, destinées à remplacer Ron DeSantis. Mardi soir, le républicain Byron Donalds et le démocrate David Jolly ont en effet remporté leurs primaires respectives.
L’Associated Press a annoncé les résultats des primaires républicaine et démocrate pour le poste de gouverneur à 20 heures, soit environ une heure après la fermeture des bureaux de vote, alors qu’environ 85 % des suffrages avaient été dépouillés dans les deux courses. À ce moment-là, Donalds avait obtenu 48,6 % des voix à la primaire républicaine et Jolly avait recueilli 61,5 % des voix à la primaire démocrate.
Jolly a été député républicain de Floride à la Chambre des représentants des États-Unis de 2014 à 2017, représentant la région côtière du centre-sud. Il a cependant progressivement quitté le parti pour rejoindre le Parti démocrate, prenant ses distances avec le président Donald Trump. Byron Donalds occupe le poste de représentant de la Floride à Washington depuis 2019.
DeSantis, gouverneur de Floride depuis 2019, est soumis à une limitation du nombre de mandats prévue par la loi de l’État et ne peut donc pas se représenter. Son successeur prendra la relève d’un gouverneur connu pour son soutien inébranlable à Israël et son opposition au mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).
Fervent défenseur d’Israël, DeSantis est devenu le premier gouverneur de Floride à se rendre en Cisjordanie en 2019, faisant notamment une halte dans un parc industriel israélien du Gush Etzion. Cette même année, sous la pression exercée par DeSantis, Airbnb est revenu sur sa décision de supprimer les annonces d’appartements dans les implantations de Cisjordanie.
DeSantis a promulgué plusieurs projets de loi visant à protéger la communauté juive de Floride contre les attaques antisémites, ainsi qu’une proclamation célébrant le 75ᵉ anniversaire de l’indépendance d’Israël en 2023. Il s’est également montré un fervent partisan d’une action militaire contre le régime iranien.
Donalds, qui deviendrait le premier gouverneur afro-américain de Floride s’il était élu, a obtenu le soutien du président Trump et s’est également déclaré favorable à une action décisive contre Téhéran.
« La paix s’obtient par la force, pas par la faiblesse », avait déclaré Donalds dans un message publié sur le réseau social X au début de la guerre.
« Je me tiens aux côtés du président Trump, de nos forces armées, et j’espère que cela mènera à une sécurité durable au Moyen-Orient. »
Au Congrès, cependant, Donalds a voté en 2024 contre l’Antisemitism Awareness Act, qui a été adopté par la Chambre des représentants mais bloqué au Sénat. Il avait expliqué qu’il ne pouvait pas soutenir ce projet de loi car celui-ci « avait été élaboré à la hâte, son libellé était flou et aucun amendement n’était autorisé ». Il avait toutefois réaffirmé son soutien indéfectible à l’État d’Israël et à ses voisins juifs, et souligné que l’antisémitisme devait être clairement défini.
Conformément à ce principe, Donalds a indiqué avoir précédemment voté en faveur d’un projet de loi de Floride qui décrivait l’antisémitisme « comme des perceptions haineuses, des manifestations rhétoriques et physiques, un discours justifiant le meurtre ou les atteintes aux Juifs, la désinformation sur la Shoah, les clichés relatifs à la double allégeance, l’application d’un deux poids deux mesures à l’égard d’Israël, et le déni du fait qu’Israël est la patrie ancestrale du peuple juif ».
De l’autre côté de l’hémicycle, Jolly est un partisan de longue date d’Israël, et cette position est restée inébranlable lors de son passage du Parti républicain à celui des démocrates modérés.
Lorsqu’il siégeait au Congrès en tant que républicain, Jolly s’était rendu en 2016 à Jérusalem pour rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu, puis avait appelé les États-Unis à augmenter l’aide militaire annuelle accordée à Israël, la faisant passer de 3,1 milliards de dollars à 5 milliards de dollars, selon les médias locaux.
C’est sur la question de l’intervention militaire américaine en Iran que Jolly et Donalds sont aujourd’hui en désaccord.
Le jour même où Donalds a déclaré son soutien à la décision de Trump, Jolly a publié un point de vue contraire.
« Ce président entre en guerre sans bénéficier de la confiance générale du peuple américain et avec un gouvernement en grande partie incompétent », a averti Jolly dans un message publié en février sur X.
Tout en soulignant que Trump ne bénéficie pas du soutien du Congrès, Jolly a également déclaré qu’il prierait pour la sécurité des troupes américaines et pour « une fin rapide du conflit », maintenant qu’il a commencé.
« Nous prions également pour que nos opérations aboutissent à un résultat positif : une région et un monde plus stables, une menace nucléaire réduite et une adhésion plus totale à la liberté à l’étranger », a-t-il ajouté.
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