Deux sénateurs US introduisent une loi pour allouer 3,3 Mds de $ d’aide à Israël
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Deux sénateurs US introduisent une loi pour allouer 3,3 Mds de $ d’aide à Israël

Le projet de loi doit permettre de légiférer l'accord conclu avec l'administration Obama ; une précédente version du texte avait été gelée en raison d'une clause anti-BDS

Le sénateur Marco Rubio, républicain de Floride, au capitole, le 21 décembre 2018 (Crédit : AP Photo/Jose Luis Magana)
Le sénateur Marco Rubio, républicain de Floride, au capitole, le 21 décembre 2018 (Crédit : AP Photo/Jose Luis Magana)

Deux sénateurs américains, de part et d’autre de l’échiquier politique, ont introduit jeudi un projet de loi afin d’allouer 3,3 milliards de dollars d’aide à Israël dans le cadre d’un accord de 2016.

Selon Reuters, le sénateur républicain Marco Rubio et son homologue démocrate Chris Coons ont co-écrit le texte de loi qui faisait initialement partie d’une législation plus large qui s’est arrêtée l’année dernière à cause d’un article qui aurait permis aux gouvernements locaux d’imposer des sanctions à ceux qui boycottent Israël. Certains y ont vu une tentative d’étouffer la liberté d’expression.

Le projet de loi permettrait de faire appliquer le protocole d’accord conclu entre Israël et le gouvernement Obama.

Le protocole d’accord a jusqu’à présent été maintenu par l’administration du président américain Donald Trump, mais il pourrait théoriquement être rompu à tout moment. Sa transposition en loi permettrait de protéger l’aide pendant toute la durée de l’accord.

Chris Coons. (Crédit : CC BY Mathplourde, Flickr)

Rubio a déclaré à Reuters que la législation était importante étant donné le climat mondial actuel qui place Israël face à des « menaces sans précédent », et Coons a déclaré que les « événements de ces derniers jours sont un rappel brutal de l’importance de l’aide américaine pour la sécurité d’Israël ».

Le projet de loi proposé intervient dans un contexte de fortes tensions dans la région, à la suite de l’attaque meurtrière d’un drone américain visant le commandant iranien de la Force Al-Qods, Qassem Soleimani.

En réponse, l’Iran a tiré plus d’une dizaine de missiles sur des bases américaines en Irak. L’Iran a affirmé que 80 soldats américains ont été tués dans ces frappes et a averti qu’il pourrait frapper ensuite Israël ; les États-Unis ont déclaré qu’il n’y avait pas eu de victimes.

Un commandant supérieur du Corps des Gardiens de la Révolution islamique iranien a récemment averti que Tel Aviv pourrait être prise pour cible, tandis qu’un ancien chef du Corps des Gardiens de la Révolution islamique a menacé de réduire les villes israéliennes en poussière si les États-Unis attaquaient des cibles en Iran.

Mercredi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a mis en garde l’Iran contre une attaque contre Israël en réponse au meurtre de Soleimani et a réitéré le soutien total d’Israël aux Etats-Unis dans sa confrontation militaire avec la République islamique.

Des Iraniens se rassemblent pour l’enterrement du général Qassem Soleimani tué par les forces américaines, dans sa ville natale de Kerman, le 7 janvier 2020. (Crédit : Atta KENARE / AFP)

Les responsables israéliens, cependant, estiment qu’il est peu probable que l’Iran attaque Israël en représailles à l’attaque aérienne américaine qui a tué Soleimani en Irak.

Selon plusieurs responsables qui étaient présents à une réunion du cabinet de sécurité lundi et qui ont parlé aux médias israéliens, plusieurs scénarios ont été présentés concernant la réponse possible de l’Iran à l’attaque, les responsables de la sécurité affirmant que les chances d’une attaque contre Israël étaient faibles.

« Israël n’a pas été impliqué dans le meurtre et il n’y a aucune raison qu’il y soit mêlé », a déclaré un haut responsable.

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