Deux soldats israéliens arrêtés pour l’agression d’un militaire druze sur une base
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Deux soldats israéliens arrêtés pour l’agression d’un militaire druze sur une base

La victime a été emmenée à l'hôpital après avoir reçu des coups de pieds et de poings sur tout son corps, entraînant une perte de connaissance

Un soldat druze agressé et battu par d'autres soldats à l'hôpital  (Crédit  : Facebook)
Un soldat druze agressé et battu par d'autres soldats à l'hôpital (Crédit : Facebook)

Deux soldats israéliens ont été arrêtés en lien avec une attaque commise sur une base militaire contre un soldat druze.

Le soldat, qui a indiqué avoir été battu par ces derniers sur sa base située dans le nord d’Israël, avait été évacué vers un hôpital jeudi avec une fracture du nez et des coupures sur sa tête et sur son visage. Il avait également reçu des coups de pieds et avait été frappé sur tout le corps avant de perdre connaissance.

Les arrestations ont eu lieu dans la nuit de dimanche. Les commandants des militaires incriminés en ont informé la division des enquêtes criminelles, a fait savoir l’armée dans un communiqué, et une enquête est actuellement en cours.

« L’armée israélienne dénonce tous les incidents de violence et de tels événements seront traités avec sévérité », a indiqué l’unité du porte-parole militaire.

Le commandant de la base aurait refusé d’emmener le soldat battu vers un établissement hospitalier dans un premier temps, attendant quatre heures avant de l’évacuer vers les urgences. Les médecins ont alors voulu renvoyer le soldat chez lui pour cinq jours de repos. Mais il a été de nouveau agressé à son retour à la base depuis l’hôpital, avant qu’il ne regagne son domicile.

La seconde agression l’a envoyé à nouveau à l’hôpital, selon Ynet.

Le soldat aurait été frappé après avoir refusé de quitter sa chambre immédiatement.

Sa famille a posté des photos sur les réseaux sociaux montrant la gravité des blessures, notamment son visage ensanglanté et un uniforme taché de sang.

Le grand-père du soldat agressé, Said Hussein, a évoqué l’agression lors d’un entretien avec Ynet, disant que « frapper un soldat jusqu’à une perte de connaissance exige une enquête. Ce n’est pas là l’armée dans laquelle j’ai servi il y a 30 ans. Je n’ai pas envoyé mon petit-fils à l’armée pour qu’il vive ce genre de choses ».

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