Dieudonné condamné à 10 000 euros d’amende pour des propos racistes
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Dieudonné condamné à 10 000 euros d’amende pour des propos racistes

Le tribunal a estimé que le terme "gag des pyjamas de Cracovie" était "injurieux à l'égard des Juifs victimes de l'Holocauste"

Dieudonné M'Bala M'Bala, dans une récente vidéo mettant en scène Simone Veil et le négationniste Robert Faurisson, devant des portraits de ce dernier et du maréchal Pétain. (Crédit : capture d’écran YouTube / Dieudonné Officiel)
Dieudonné M'Bala M'Bala, dans une récente vidéo mettant en scène Simone Veil et le négationniste Robert Faurisson, devant des portraits de ce dernier et du maréchal Pétain. (Crédit : capture d’écran YouTube / Dieudonné Officiel)

L’humoriste controversé Dieudonné a été condamné jeudi à 10 000 euros d’amende pour avoir tenu des propos racistes en juin 2017 dans le cadre de son spectacle le « bal des quenelles », a-t-on appris auprès du parquet de Chartres.

Suivant les réquisitions du parquet, le tribunal a estimé que le terme « gag des pyjamas de Cracovie », en référence à la tenue portée par les déportés juifs à Auschwitz durant la Seconde Guerre mondiale et employé le 17 juin 2017 lors d’un spectacle joué à son domicile d’Eure-et-Loir, était « injurieux à l’égard des Juifs victimes de l’Holocauste ».

Le tribunal a également condamné le polémiste à verser 8 000 euros à chacune des deux associations qui s’étaient constituées parties civiles, l’association du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme et l’association Ben Gourion.

Présent en début d’audience, le 22 juin dernier, le polémiste avait quitté le palais de justice une heure après son arrivée, prétextant qu’il devait « enregistrer une émission quotidienne ».

Dieudonné avait déclaré « insultant, voire obscène, de venir déranger un tribunal pour parler de sketches » avant d’ajouter qu’il « aurait fallu convoquer le personnage ».

Son avocate, Me Isabelle Coutant-Peyre, avait estimé de son côté la procédure « inopportune », jugeant que le spectacle ne se déroulait pas dans un lieu public mais privé. Elle avait également contesté les propos incriminés.

Elle a précisé jeudi à l’AFP qu’elle allait faire appel de cette condamnation.

Ces derniers mois, le polémiste a été banni de plusieurs plateformes en ligne: fin juin, YouTube a supprimé la chaîne de Dieudonné, puis en août le groupe Facebook l’a banni de manière définitive de Facebook et Instagram, suivi quelques jours plus tard de TikTok.

Un porte-parole du groupe Facebook avait expliqué à l’AFP que l’humoriste controversé a été banni de ses deux plateformes « de manière permanente », car il « a violé de manière répétée nos règles en matière de discours de haine, en publiant des contenus se moquant des victimes de la Shoah ou en employant des termes déshumanisants à l’encontre des Juifs ».

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