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Diplomatie : Lapid s’est entretenu avec Erdogan et Sissi

Dans les appels séparés du Premier ministre aux présidents turc et égyptien, les dirigeants ont souligné "l’importance significative" des relations bilatérales dans la région

Le Premier ministre Yair Lapid dirige la réunion du cabinet au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 10 juillet 2022. (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL)
Le Premier ministre Yair Lapid dirige la réunion du cabinet au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 10 juillet 2022. (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL)

Le Premier ministre Yair Lapid s’est entretenu par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan et le président égyptien Abdel Fatteh el-Sissi dimanche soir, selon le cabinet du Premier ministre israélien, signe du réchauffement des liens entre Jérusalem et ses voisins.

Dans des appels séparés, les dirigeants turc et égyptien ont tous deux félicité M. Lapid pour sa récente nomination à la tête du gouvernement israélien.

Erdogan et Lapid ont discuté des récents développements dans les relations bilatérales des pays, notamment la coopération en matière de sécurité contre les cellules terroristes iraniennes qui planifient des attaques contre des Israéliens en Turquie, et un accord sur l’aviation civile signé jeudi entre les pays.

« Les deux dirigeants ont souligné, au cours de la conversation, l’importance majeur que revêtent les relations entre Israël et la Turquie pour la sécurité, l’économie et la stabilité du Moyen-Orient », a déclaré le cabinet du Premier ministre.

Sissi et Lapid ont discuté de l’importance régionale des liens bilatéraux de sécurité entre les nations, de la visite prochaine du président américain Joe Biden en Israël, en Cisjordanie et en Arabie saoudite, ainsi que de la nécessité d’apaiser les tensions avec les Palestiniens. Les deux hommes ont en outre discuté des moyens d’assurer la sécurité alimentaire régionale en raison des pénuries provoquées par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Le président égyptien a mentionné la publication d’un article dans le quotidien Haaretz sur la présence d’un charnier de soldats égyptiens dans les terres du kibboutz Nahshon, dans le centre d’Israël.

Le président Isaac Herzog à gauche, et le président turc Recep Tayyip Erdoğan au complexe présidentiel d’Ankara le 9 mars 2022. (Crédit : Haim Zach/GPO)

« Le Premier ministre Lapid a fait savoir qu’il avait chargé le secrétaire militaire, le général de brigade Avi Gil, de procéder à un examen approfondi de la question », a indiqué le cabinet du Premier ministre, promettant de tenir les Égyptiens au fait de la question.

Ces conversations ont eu lieu quelques jours après que le président Isaac Herzog a téléphoné à Erdogan pour lui adresser ses meilleurs vœux à l’occasion de la fête musulmane de l’Aïd al-Adha, quelques heures après la signature des grandes lignes de l’accord sur l’aviation civile entre Israël et la Turquie, destiné à remplacer l’accord actuel datant de 1951.

Pendant plus d’une décennie, la Turquie a été l’un des critiques les plus acerbes d’Israël sur la scène internationale. Ankara a également pris des mesures qui ont suscité la colère des responsables de Jérusalem, notamment en fournissant soutien et refuge au groupe terroriste Hamas.

Depuis mai 2020, un rapprochement entre les deux pays a été amorcé, mois au cours duquel, un avion-cargo d’El Al a atterri en Turquie pour la première fois depuis dix ans.

Herzog et Lapid, qui était alors ministre des Affaires étrangères, se sont tous deux rendus en Turquie depuis le début de l’année, et les hauts dirigeants israéliens se sont entretenus à plusieurs reprises avec Erdogan. Les deux parties ont pour objectif de signer une série d’accords dans le cadre de la reprise des relations bilatérales.

Bien qu’Israël et l’Égypte aient signé un accord de paix en 1979, les relations sont restées glaciales jusqu’à un dégel plus récent ces dernières années. Les pays entretiennent des liens étroits en matière de sécurité et partagent des intérêts sécuritaires dans la bande de Gaza ainsi que dans le Sinaï et la Méditerranée orientale, mais la plupart des Égyptiens rejettent les liens avec Israël. Le Caire, comme Jérusalem, considère les dirigeants du Hamas de Gaza comme une menace sérieuse et a restreint le passage vers et depuis l’enclave.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Yair Lapid s’entretient avec le vice-ministre égyptien des Affaires étrangères Nabil Habashi au Caire avant ses rencontres avec le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi et le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry, 9 décembre 2021 (Crédit : Shlomi Amsalem/GPO)

Israël a commencé à exporter du gaz naturel vers l’Égypte, début 2020, marquant un moment historique pour les deux pays. Le mois dernier, Israël, l’Égypte et l’Union européenne ont signé au Caire un mémorandum d’entente qui permettra à Israël d’exporter son gaz naturel vers le bloc pour la première fois.

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