Discrimination/GB : La crèche juive gagne son appel face à son ex-employée
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Discrimination/GB : La crèche juive gagne son appel face à son ex-employée

Le juge a statué que l'employeur, une garderie juive orthodoxe, "agissant au nom de sa propre religion ou de ses propres croyances", n'a pas discriminé Zelda De Groen

Zelda de Groen (Crédit : Facebook)
Zelda de Groen (Crédit : Facebook)

Une crèche juive orthodoxe d’une banlieue de Londres a remporté son appel suite à un jugement établissant qu’elle avait pratiqué une discrimination religieuse en renvoyant une professeure qui vivait en concubinage avec son petit ami.

Pour sa part, la cour d’appel de l’emploi a maintenu son jugement antérieur établissant que Zelda De Groen avait été effectivement victime de discrimination et de harcèlement de la part du jardin d’enfants parce qu’elle était une femme.

Zelda de Groen avait porté plainte contre la crèche Gan Menachem, à Hendon, après avoir perdu son travail au mois de juillet 2016. Elle y était employée depuis quatre ans.

Mais un magistrat de la cour d’appel a statué qu’un jugement précédent « tirait à tort la conclusion qu’un employeur agissant au nom de sa propre religion ou de ses propres croyances exerce une discrimination contre ses employés », selon Jewish News. « De plus, il n’y a pas de preuves suffisantes pour tirer la conclusion que le requérant a discriminé Zelda de Groen en raison de sa religion ou de ses croyances ».

De Groen avait grandi dans un foyer ultra-orthodoxe à Stamford Hill, à Londres, mais l’avait quitté « après des années d’insatisfaction ». Elle s’était installée avec son petit ami au mois d’avril 2016.

Au mois de mai 2016, elle avait été invitée à un barbecue avec certains administrateurs de l’école et des parents d’élèves. Au cours du repas, il avait été révélé que ce couple non-marié vivait sous le même toit. Des parents avaient fait alors des objections au mode de vie adopté par de Groen.

De Groen avait indiqué que suite au barbecue, les administrateurs de l’école l’avaient soumise à une heure d’interrogatoire « humiliant » au cours duquel ils lui avaient dit qu’elle devait se marier. Elle avait qualifié le ton employé de « menaçant ».

Elle et son petit ami s’étaient mariés plus tard cette année-là.

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