Dispute entre officiers israéliens et de l’ONU devant Nikki Haley (médias)
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Dispute entre officiers israéliens et de l’ONU devant Nikki Haley (médias)

Le chef d'Etat-major adjoint de l'armée israélienne affirme que la FINUL ne fait pas son travail et craint d'affronter le Hezbollah

Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, avec l'ambassadeur israélien Danny Danon, à gauche, et un officier israélien, à droite, le 8 juin 2017. (Crédit : David Azagury/ambassade américaine à Tel Aviv)
Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, avec l'ambassadeur israélien Danny Danon, à gauche, et un officier israélien, à droite, le 8 juin 2017. (Crédit : David Azagury/ambassade américaine à Tel Aviv)

Le général de division Aviv Kochavi, chef d’Etat-major adjoint de l’armée israélienne, et le commandant des forces de maintien de la paix dans le sud du Liban auraient eu un échange vif et tendu pendant qu’ils faisaient découvrir jeudi la frontière israélo-libanaise à l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, en visite en Israël.

Selon un reportage de la Deuxième chaîne diffusé dimanche, le général de division Michael Beary, commandant de la FINUL, a dit à Haley que la situation à la frontière était stable et n’exigeait pas davantage d’interventions.

Beary a été interrompu par Kochavi, qui a déclaré à l’ambassadrice que la FINUL ne faisait pas son travail correctement et que ses commandants et ses soldats redoutaient d’entrer dans les villages et dans les villes du Liban du sud et affronter le groupe terroriste du Hezbollah.

Kochavi a appelé Haley à aider à modifier le mandat de la force internationale pour lui donner la capacité de désarmer le Hezbollah, a indiqué le reportage.

Un véhicule de la FINUL au Liban, le 30 novembre 2005. Illustration. (Crédit : CC BY SA 3.0/Wikimedia Commons)
Un véhicule de la FINUL au Liban, le 30 novembre 2005. Illustration. (Crédit : CC BY SA 3.0/Wikimedia Commons)

Un diplomate a ensuite présenté des excuses à Haley pour ce coup d’éclat mais elle lui aurait répondu que c’était une bonne chose de pouvoir entrevoir la réalité du côté israélien, et que cela influencerait son travail au sein de l’instance internationale, où elle est un fervent soutien d’Israël.

La FINUL, Force intérimaire des Nations unies au Liban, est une force internationale qui a été créée par le Conseil de sécurité au mois de mars 1978 pour maintenir la paix à la frontière entre Israël et le Liban. Depuis la deuxième guerre du Liban, en 2006, la force est chargée de contrôler la cessation des hostilités entre les deux pays, soutenant les troupes libanaises déployées dans le sud du pays tout en garantissant l’accès humanitaire aux civils de la région.

Cette force de l’ONU, constituée de 15 000 personnes, a également pour mission d’assurer « la fin immédiate » des attaques menées par le Hezbollah et « la fin immédiate de toutes les opérations militaires offensives » de la part d’Israël.

Le Hezbollah a augmenté de manière significative ses stocks d’armement depuis la guerre de 2006 et a modernisé son arsenal qui compte aujourd’hui environ 150 000 missiles, selon les responsables israéliens. L’Etat juif craint également que certaines armes technologiquement avancées, comme des missiles sol-mer ou anti-aériens, puissent être tombées dans les mains du Hezbollah.

L’envoyée américaine a visité le kibbutz Misgav Am, sur le nord de la frontière israélienne avec le Liban, où elle a pu obtenir des informations de la part des agents de l’armée israélienne et des forces de la FINUL.

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