DJsForPalestine, ou le boycott culturel d’Israël par la scène electro
Rechercher

DJsForPalestine, ou le boycott culturel d’Israël par la scène electro

Devant l'ampleur que prend le phénomène sur les réseaux sociaux, certains acteurs du milieu accusent ce boycott de couper les ponts avec un milieu pacifique et ouvert

La DJ Black Madonna, ici en 2017 au Festival Sonàr, a rejoint le boycott culturel d'Israël (Crédit: capture d'écran Culture Box English/Youtube)
La DJ Black Madonna, ici en 2017 au Festival Sonàr, a rejoint le boycott culturel d'Israël (Crédit: capture d'écran Culture Box English/Youtube)

Plusieurs des artistes parmi les plus en vue de la scène électronique appellent au boycott culturel d’Israël.

The Black Madonna, Caribou, Call Super, Laurel Halo, Ben UFO, Four Tet « se sont emparés des réseaux sociaux pour relayer ce même message » expliquent Les Inrockuptibles : « Tant que le gouvernement israélien maintiendra son oppression brutale et continue du peuple palestinien, nous respectons leur appel au boycott d’Israël, comme moyen de protestation pacifique contre l’occupation. »

Ce boycott, aussitôt soutenu par le chanteur Roger Waters, ancien leader du groupe Pink Floyd promoteur pro-actif du boycott d’Israël, a été initié par l’antenne palestinienne du mouvement BDS (Boycott, désinvestissement, sanction), le PACBI (Palestinian Campaign For The Cultural And Academic Boycott Of Israel).

Pour Felix Hüther de Groove Magazin « c’est un jour triste pour la musique électronique ». Selon lui, cet appel au boycott culturel d’Israël « a le potentiel pour désunir une communauté entière », celle de la musique électronique.

« Je me demande, continue-t-il, comment des personnes peuvent penser avoir trouvé la bonne cible en boycottant de paisibles créateurs, des fans de musiques, et une enthousiasmante scène en devenir avec le hashtag DjsforPalestine ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...