Drapeau « palestinien » : Une prof de Jérusalem suspendue après son arrestation en Cisjordanie
Dana Hirschfeld se trouvait avec une amie qui avait peint les couleurs - vert, rouge, noir et blanc — sur une étoile de David et une carte d'Israël incluant la Cisjordanie et Gaza

Le ministère de l’Éducation a suspendu une enseignante d’anglais de ses fonctions pour au moins deux semaines après avoir vu son amie peindre les couleurs du drapeau « palestinien » à la bombe sur un bloc de béton de protection à un arrêt de bus en Cisjordanie, a rapporté Haaretz samedi.
Dana Hirschfeld, qui vit et enseigne à Jérusalem, a été arrêtée avec son amie peu après que cette dernière eut peint les couleurs – vert, rouge, noir et blanc – sur une étoile de David bleue et une carte d’Israël incluant la Cisjordanie et Gaza.
Une vidéo des faits, datant du 2 mars, montre l’enseignante assise au volant tandis que son amie vandalise le bloc. Les deux femmes échangent ensuite leurs places : Hirschfeld passe sur le siège passager tandis que son amie prend le volant.
Les deux femmes ont été appréhendées dans une station-service, au sud de Jéricho, avait alors indiqué la police. Elles ont été interrogées pendant cinq heures dans un commissariat de Cisjordanie, selon Haaretz.
La vidéo a été largement diffusée sur les réseaux sociaux, principalement par des militants de droite et des médias, et a fini par parvenir à l’école de Hirschfeld, provoquant un tollé parmi le personnel, les parents d’élèves et même auprès d’anciens élèves.
« J’ai acheté des caméras de sécurité que nous avons installées à la maison et j’ai préparé mes enfants à l’éventualité que des militants d’extrême droite viennent chez nous… C’est une énorme crise familiale. J’ai peur de sortir de chez moi », a-t-elle déclaré au média.
L’avocat de Hirschfeld a adressé une lettre au ministère de l’Éducation pour exiger l’annulation de sa suspension. Celle-ci est en vigueur pour deux semaines, avec la possibilité d’une prolongation de seize jours supplémentaires.
Dans son recours, Hirschfeld a fait valoir qu’elle n’avait pas de casier judiciaire, qu’elle travaillait dans l’enseignement depuis 17 ans, qu’elle était mère de trois enfants et épouse d’un soldat ayant passé 300 jours de la guerre dans la réserve.
Il semble peu probable qu’une mise en accusation soit prononcée contre Hirschfeld, puisqu’elle n’a pas participé à la peinture au spray du bloc de béton.







