Eilat signe avec skyTran pour un système de capsules de transport futuristes
Rechercher

Eilat signe avec skyTran pour un système de capsules de transport futuristes

La société américaine attend des accords des ministres mais espère lancer le projet d'ici un an, lequel recourra à la lévitation magnétique pour désengorger la circulation

Un système skyTran en phase de teste à Mexico (Autorisation)
Un système skyTran en phase de teste à Mexico (Autorisation)

La société américaine skyTran a signé un protocole d’entente avec la ville d’Eilat pour la construction d’un système de rails surélevés façon Jetson, qui traversera la ville du sud d’Israël pour rejoindre le nouvel aéroport Ilan Ramon, a rapporté un responsable de la société.

« Ce système ira de Taba (le poste-frontière avec l’Egypte) et autour de la zone hôtelière, » a déclaré Thomas Currann, co-fondateur de skyTran, dans une interview téléphonique.

« La ville a un problème de circulation, et c’est la solution la plus viable. Nous espérons déjà placer les pylônes dans le sol cette année, mais nous devons encore obtenir l’approbation des ministères des Transports et des Finances israéliens. »

C’est le quatrième accord conclu entre la start-up et Israël après que skyTran, qui a bénéficié d’investissements de l’ancien président de Google Eric Schmidt et de l’Indien Reliance Industries – a été validé par la ville pour faire la liaison entre la gare Sapir et le quartier Kiryat Nordau, au-dessus de la Route 2.

La start-up a également signé des protocoles d’entente avec les villes d’Herzliya, qui étudie la faisabilité du projet, et de Raanana, où l’étude a déjà été menée. Le projet doit être soumis à la commission régionale.

Une capsule SkyTran (Crédit : www.skytran.us)

La société doit travailler sur deux fronts : continuer à développer son système d’une part, et le faire valider par les municipalités d’autre part, a expliqué Thomas Curran.

Le système de transport est conçu par skyTran, à Irvine, en Californie, en partenariat avec l’Israel Aerospace Industries, qui investit également dans la société et utilise des technologies développées à l’Ames Research Center de la NASA, en Californie.

Ce projet consiste à impliquer un réseau géré par ordinateur de véhicules pouvant contenir deux à quatre personnes au moyen d’une technologie de lévitation magnétique passive (maglev). Les rails en aluminium disposent d’un moteur faisant tourner un aimant fixé sur la capsule de transport, la propulsant ainsi en avant.

« C’est une solution révolutionnaire et innovante pour la planète et pour Israël, » a-t-il déclaré. « C’est un système de transport de masse doté d’une rampe bidirectionnelle et permettant la même capacité que six voies d’autoroute.

Thomas Curran co-fondateur de skyTran à la conférence OurCrowd à Jérusalem, le 7 mars 2019 (Crédit : Shoshanna Solomon/Times of Israel)

La société espère disposer d’un produit commercialisable d’ici deux ans, a déclaré son co-fondateur, après avoir récolté des fonds auprès d’investisseurs ces quatre dernières années.

En plus de Schmidt et Reliance, Draper Associates, Adam Neumann de WeWork et OurCrowd ont investi dans la société, a fait savoir Thomas Curran, sans pour autant révéler la somme totale récoltée. Il a ajouté que davantage de fonds seront nécessaires pour terminer la mise au point du produit.

La société a réalisé la semaine dernière une démonstration de sa capsule de transport dans les locaux de l’Israel Aerospace Industries près de l’aéroport Ben-Gurion, où elle a « lévité » un véhicule de 720 kilos et l’a fait circuler à 70 km/h, a expliqué M. Curran. Les rails du système final seront placés à 8 ou 9 mètres du sol.

La société teste maintenant le système d’échange, pour voir si les capsules peuvent passer d’un rail à un autre, et s’aligner correctement pour que les passagers puissent débarquer une fois arrivés à destination.

Une autre structure de ce genre est en phase de test à Mexico et au Texas, a indiqué Curran, et un système à l’échelle 1/2 fonctionne dans les locaux de la Nasa, en Californie.

Un système skyTran en phase de test au Mexique (Autorisation)

« L’ensemble du système peut être installé pour un dixième du coup du tramway, ou un centième du coût d’un métro, » a assuré Thomas Curran. Et les capsules de transports « ne sont pas concernées par les feux de circulation ou les passages piétons. »

Il a ajouté qu’il ignorait pour l’instant où serait lancée la première version commerciale du système. « J’espère que ce sera en Israël, mais on ne sait pas encore. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...