El Al va déployer un programme pilote de tests de dépistage du COVID en vol
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El Al va déployer un programme pilote de tests de dépistage du COVID en vol

Les passagers du vol New York-Tel Aviv seront soumis à un prélèvement avant l'embarquement ou pendant le voyage, ce qui leur permettra d'éviter les tests à l'aéroport Ben Gurion

Boeing 737 d'El Al Airlines sur le tarmac de l'aéroport international Ben Gurion près de Tel Aviv, le 10 mars 2020. (Crédit : Jack Guez / AFP)
Boeing 737 d'El Al Airlines sur le tarmac de l'aéroport international Ben Gurion près de Tel Aviv, le 10 mars 2020. (Crédit : Jack Guez / AFP)

La compagnie nationale israélienne El Al organisera jeudi un essai de test COVID-19 en vol, afin de permettre aux passagers d’éviter les tests obligatoires que tous les arrivants doivent subir à l’aéroport Ben Gurion.

De nombreuses plaintes ont été déposées concernant les files d’attente longues et encombrées à l’aéroport, alors que les passagers à l’arrivée attendent de passer leurs tests. Ces plaintes ont suscité des inquiétudes quant au fait que ces conditions pourraient faciliter la propagation du virus dans la foule.

Le programme pilote facultatif sera testé sur un vol El Al au départ de l’aéroport John F. Kennedy de New York à 14 heures, heure locale, qui transporte environ 280 passagers. Il est mené en coordination avec le ministère de la Santé et la société Femi Premium, qui gère les installations de test COVID-19 à Ben Gurion, ainsi qu’avec XpresCheck, une société américaine qui effectue des tests à JFK.

XpresCheck effectuera des tests de dépistage du virus sur les passagers à la porte d’embarquement avant qu’ils ne montent dans l’avion. Les passagers qui ne se soumettent pas aux tests avant le vol pourront être testés à bord de l’avion.

Un personnel spécialement qualifié effectuera des prélèvements de gorge et de nez en portant des tenues de protection individuelle et des gants jetables – ces derniers étant remplacés entre chaque passager.

Les tests seront placés dans une culture utilisée pour le transport des échantillons et conservés dans des glacières réfrigérées spéciales pendant le vol. Chaque échantillon sera marqué d’un code-barres permettant d’identifier le passager dont il provient. Les passagers seront invités à fournir des détails tels que leur nom, leur numéro de passeport, leur adresse et leur numéro de téléphone, afin de les informer des résultats des tests.

Les tests coûteront 80 shekels (25 dollars) chacun pour les passagers qui s’inscrivent au programme avant le vol.

Tous les voyageurs, y compris ceux qui sont vaccinés ou qui ont guéri du COVID-19, sont tenus de s’isoler pendant 24 heures à leur arrivée en Israël, ou pendant une période plus courte si le résultat du test est négatif (à partir du 11 août, les voyageurs en provenance de nombreux pays, y compris la France, devront s’isoler pendant une semaine, même s’ils sont vaccinés).

Bien que le programme permette aux voyageurs d’éviter d’être testés à l’aéroport, El Al a souligné que les tests ne remplacent pas le test de dépistage du virus que tous les arrivants doivent passer jusqu’à 72 heures avant leur vol et présenter avant d’embarquer.

Des voyageurs dans une file d’attente pour se faire dépister au coronavirus à leur arrivée à l’aéroport Ben-Gurion en Israël, le 1er juillet 2021. (Crédit : Nati Shohat/ Flash90)

Dans un communiqué mercredi annonçant le projet pilote, El Al a déclaré que cette méthode pourrait être « une avancée pour l’entrée des touristes en Israël à l’avenir ».

« L’objectif du projet est de ramener l’expérience de vol à une expérience quelque peu similaire à celle que nous connaissions avant l’éruption du coronavirus », précise le communiqué.

Le PDG d’El Al, Avigal Soreq, a ajouté : « Il est clair pour tout le monde que le virus va rester sous une forme ou une autre et nous ne devons pas mettre la vie en attente.

« El Al continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour développer des solutions créatives et efficaces pour ses clients » afin d’ouvrir le pays au tourisme étranger qui est un élément essentiel de l’économie, a déclaré Soreq.

Israël a connu une forte résurgence des cas de COVID-19 ces dernières semaines, que les autorités ont imputé au variant Delta du virus, importé dans le pays par des voyageurs qui n’ont pas respecté la quarantaine à leur arrivée.

Ces derniers jours, les nouveaux cas quotidiens de virus ont dépassé les
3 000. Jeudi matin, on comptait 24 463 cas actifs dans le pays, dont 241 dans un état grave. À la mi-juin, on ne recensait que quelques dizaines de cas actifs par jour.

Israël a commencé à réintroduire des restrictions dans la vie publique afin d’endiguer l’épidémie, tout en exhortant la population à se faire vacciner dans le cadre de la campagne nationale d’inoculation qui a déjà permis de vacciner plus de 55 % de la population.

Elle a également commencé à administrer une troisième injection de rappel aux personnes âgées de plus de 60 ans, une première mondiale.

Mercredi, le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, a déclaré qu’un confinement pendant les fêtes du Nouvel An juif serait « un dernier recours » mais qu’il pourrait être mis en œuvre si les cas de coronavirus continuaient à augmenter.

Vingt-six Israéliens sont morts du COVID-19 depuis le début du mois d’août, et 10 personnes sont décédées dimanche, le chiffre le plus élevé en une journée depuis début avril. Le nombre de décès depuis le début de la pandémie s’élève à 6 503.

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