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Élections anticipées : l’opinion israélienne est divisée

Les législatives qui se tiendront le 17 mars ouvrent la porte à une période d'incertitudes politiques en Israël

Une Arabe israélienne en train de voter dans la ville arabe d'Abu Gosh, près de Jérusalem, le 10 février 2009. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Une Arabe israélienne en train de voter dans la ville arabe d'Abu Gosh, près de Jérusalem, le 10 février 2009. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé la semaine dernière à des élections législatives anticipées en Israël après avoir limogé le ministre des Finances Yaïr Lapid, une figure du centre-droit, et la ministre de la Justice Tzipi Livni, qui incarne le centre-gauche opposés à une partie de sa politique.

Pendant la période électorale et jusqu’à la mise en place réelle d’une nouvelle assemblée dans le courant du mois de mai après les fêtes de Pessah, l’activité à la Knesset sera fortement réduite. De nombreux projets de lois, comme par exemple le très controversé texte sur l’État juif seront tous simplement ajournés.

L’ensemble des réformes ayant été votées pour le budget 2015 seront également gelées. Du côté des leaders politiques, la priorité sera donnée aux tractations en vue de la mise en place de coalitions, une période agitée qui fait généralement voler en éclats tout semblant d’unité nationale en Israël.

Dans ce contexte d’instabilité politique, RFI a recueilli les impressions des israéliens. Si certains trouvent la dissolution cohérente – « Le Premier ministre a dit qu’il avait du mal à fonctionner dans ce gouvernement. C’est mieux de dissoudre le gouvernement et de reformer un nouveau gouvernement. – d’autres dénoncent une opération purement politicienne.

« C’est juste de l’opportunisme politique, ça ne sert à rien pour la société, c’est dommage, c’est un gâchis d’argent public. ». Ces législatives partielles, pour lesquelles Benjamin Netanyahu est le grand favori, vont coûter 500 millions de dollars.

Du côté palestinien, les sondages, qui donneraient la victoire à une coalition gouvernementale beaucoup plus droitière, ne favorisent pas l’optimisme et laisseraient même libre cours à toutes sortes de fantasmes : « Ce nouveau vote ne changera rien pour nous. Peut-être même que ce sera pire. Il y a même certaines rumeurs qui disent que les Israéliens pourraient réoccuper Ramallah encore une fois. Netanyahu a renvoyé deux membres de son gouvernement, dont la ministre Livni. C’était la seule qui était prête à négocier avec les Palestiniens. Elle n’était pas comme Netanyahu »

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