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Élections : Un candidat fidjien promet d’installer une ambassade en Israël

Le chef du parti de l'Unité de la république des Fidji, Savenaca Narube, a dit souhaiter approfondir les liens avec l'État juif en cas de victoire

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu aux côtés du Premier ministre fidjien  Josaia Voreqe Bainimarama à Jérusalem, le 7 novembre  2016. (Crédit : Ohad Zwigenberg)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu aux côtés du Premier ministre fidjien Josaia Voreqe Bainimarama à Jérusalem, le 7 novembre 2016. (Crédit : Ohad Zwigenberg)

Un candidat au poste de Premier ministre dans la république des Fidji a promis de renforcer les relations de cet archipel du Pacifique avec Israël en construisant la toute première ambassade du pays au sein de l’Etat juif.

Le leader du parti de l’Unité fidjien, Savenaca Narube, a ainsi expliqué la semaine dernière à ses partisans que le moment était venu de renforcer les « relations étroites et les liens entretenus par [la république des Fidji] avec le gouvernement israélien » en construisant une ambassade en Israël et en déléguant un envoyé au sein de l’Etat juif, a fait savoir dimanche le Fiji Times.

Narube, candidat au plus haut poste lors des élections qui auront lieu dans l’archipel le 14 novembre, n’a pas précisé si son ambassade serait installée dans la capitale israélienne de Jérusalem – où les Etats-Unis ont récemment transféré leur mission, suscitant l’ire des Palestiniens – ou dans la ville de Tel Aviv qui accueille la majorité des ambassades étrangères.

La république des Fidji est située à 2 000 kilomètres au nord-est de la Nouvelle-Zélande, qui entretient des liens diplomatiques avec Israël mais qui n’a actuellement qu’un consulat à Tel Aviv, sans ambassadeur à la tête de sa mission. L’Etat juif a, de la même manière, un consulat à Suva, dans la capitale des Fidji, mais aucune ambassade.

La minuscule nation insulaire – forte d’une population de 910 000 personnes, un nombre d’habitants légèrement plus élevé qu’à Jérusalem – a fourni des soldats aux opérations de maintien de la paix des Nations unies à la frontière entre Israël et la Syrie, et au Liban, sur le plateau du Golan, mais aussi en Egypte et en Irak depuis 1978.

Vue sur le parlement des îles Fidji, dans la capitale de Suva (Crédit : Merbabu/Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0)

Au mois d’octobre 2015, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait accueilli à Jérusalem son homologue fidjien, Voreqe Bainimarama, et il l’avait remercié pour le soutien apporté par son pays à l’Etat juif au sein des organisations multilatérales.

« Il y a un lien entre nos deux peuples. Nous ne sommes pas gigantesques mais nous nourrissons de grosses ambitions et nous sommes heureux d’avoir l’opportunité de coopérer avec vous dans une grande variété d’initiatives », avait dit Netanyahu.

Un mois plus tard, Netanyahu avait annoncé qu’il effectuerait la toute première visite d’un Premier ministre israélien aux îles Fidji dans le cadre d’un séjour programmé à Singapour et en Australie, au début du mois de février 2015.

Netanyahu avait expliqué que les relations entretenues avec la république des Fidji étaient primordiales pour aider à renforcer la position israélienne au sein des forums internationaux tels que les Nations unies.

« Pourquoi est-ce que je me rends en république des îles Fidji ? Parce que 15 pays, 15 îles qui, chacune d’entre elles, possèdent un vote à l’ONU viendront à ma rencontre », avait déclaré Netanyahu à ce moment-là lors d’une vidéo-conférence avec les leaders juifs américains.

Ce séjour aux îles Fidji avait été plus tard annulé, le bureau du Premier ministre faisant état de contraintes de calendrier.

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