Elor Azaria réclame le statut handicapé pour séquelles psychologiques
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Elor Azaria réclame le statut handicapé pour séquelles psychologiques

L'ex-soldat, qui avait été emprisonné pour avoir tué un terroriste palestinien qui avait été déjà immobilisé au sol à Hébron en 2016, a déposé sa requête au ministère de la Défense

Elor Azaria arrive à une prison militaire pour commencer sa condamnation, le 9 août 2017 (Crédit : Flash90)
Elor Azaria arrive à une prison militaire pour commencer sa condamnation, le 9 août 2017 (Crédit : Flash90)

Elor Azaria, ancien soldat israélien qui avait été incarcéré pour avoir tué un terroriste palestinien qui gisait au sol et qui n’était donc plus une menace, à Hébron, en 2016, aurait demandé à être reconnu vétéran handicapé.

Azaria a déposé une requête auprès du bureau de réinsertion du ministère de la Défense dans laquelle il affirme avoir gardé des séquelles psychologiques suite à l’affaire très médiatisée, a fait savoir jeudi la Treizième chaîne.

Le ministère de la Défense organisera bientôt des discussions sur cette demande, notait le reportage. Si Azaria est reconnu handicapé, il recevra alors des allocations mensuelles à titre de compensation. Le montant de ces indemnités sera déterminé par une évaluation du handicap.

Le ministère a indiqué dans une réponse à la chaîne qu’il ne pouvait faire aucun commentaire en raison du secret médical.

Azaria avait passé neuf mois en prison après avoir écopé d’une peine totale de 18 mois pour le meurtre d’Abdel-Fattah al-Sharif, un terroriste palestinien qui avait poignardé un soldat israélien et qui avait été neutralisé par les militaires et ensuite immobilisé.

Azaria a répété sans relâche qu’il s’était comporté correctement lors de la fusillade filmée et qui s’était déroulée dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, le 24 mars 2016.

Il avait visé Sharif à la tête parce qu’il pensait que l’individu dissimulait une bombe dans ses vêtements, et qu’il y avait un couteau à proximité. Il avait expliqué que les militaires criaient, disant qu’il fallait faire quelque chose, « et j’ai agi exactement comme on m’a enseigné de le faire depuis le début de ma formation de soldat de combat ».

La cour martiale avait catégoriquement rejeté les affirmations d’Azaria, citant la nonchalance affichée par le jeune homme au moment où il avait tué Sharif et ses déclarations faites aux soldats selon lesquelles l’agresseur méritait de mourir car il avait attaqué ses camarades.

Depuis sa libération de prison, il a manifesté son soutien aux soldats accusés d’avoir agressé des suspects palestiniens et il est apparu dans une campagne du député du Likud Yaron Mazuz pour les primaires.

Plusieurs mois après sa libération, il a déclaré dans un entretien n’avoir aucun regret.

L’affaire Azaria avait révélé de très profondes divisions au sein de la société israélienne sur les activités de l’armée en Cisjordanie. Certains – surtout à droite – affirment qu’il s’est conduit en héros en tuant le terroriste palestinien. Les autres contestent ce récit en disant qu’il a violé la loi et qu’il méritait une sanction plus dure que celle qu’il a reçue.

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