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Depuis la tribune de l’ONU, Netanyahu s’adresse en hébreu aux otages du Hamas

Plusieurs centaines de diplomates du monde entier ont quitté la salle de l'Assemblée générale des Nations unies alors que le Premier ministre est entré

NEW YORK — Plusieurs centaines de diplomates du monde entier ont quitté la salle de l’Assemblée générale des Nations unies alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu est entré vendredi pour prononcer son discours.

Les partisans de Netanyahu ont tenté de détourner l’attention de ce spectacle en applaudissant bruyamment et en restant debout pendant plusieurs minutes.

Le Premier ministre a commencé son discours à l’ONU en saluant les familles des otages présentes dans l’assistance.

Il a assuré avoir fait installer des haut-parleurs dans la bande de Gaza pour que les otages entendent son discours à la tribune de l’ONU.

« Nous ne vous avons pas oubliés, même pour une seconde. Le peuple d’Israël est avec vous. Nous ne nous reposerons pas tant que vous ne serez pas tous rentrés à la maison », a-t-il lancé en hébreu puis en anglais après avoir énuméré le nom des 20 otages vivants.

Netanyahu a affirmé que les 20 otages encore en vie sont « affamés, torturés, privés de la lumière du jour. Privés d’humanité ».

Il a lu les noms des 20 otages encore en vie, sans toutefois inclure Tamir Nimrodi ni Bipin Joshi, dont la mort n’a pas été confirmée, mais pour lesquels on craint le pire.

Installé sur son fauteuil roulant, au balcon de la salle de l’Assemblée générale des Nations unies, le père de l’otage Bar Kuperstein a poussé deux cris de douleur à l’adresse du Premier ministre Benjamin Netanyahu, alors que celui-ci évoquait le sort des captifs au début de son discours.

Victime d’un accident de voiture grave ayant provoqué un accident vasculaire cérébral, Tal Kuperstein présente désormais des difficultés d’élocution.

Kuperstein a été escorté hors de la salle après sa deuxième interruption.

La plupart des familles des otages reprochent à Netanyahu donné la priorité à la survie de son gouvernement plutôt qu’au retour de leurs proches tout en utilisant avec cynisme le sort des captifs pour gagner la sympathie internationale.

Le Premier ministre a affirmé que l’armée israélienne a mené « l’une des remontées militaires les plus spectaculaires de l’histoire ». Mais « nous n’en avons pas encore fini », a-t-il ajouté.

« Les derniers vestiges du Hamas se sont retranchés à Gaza-City », a-t-il indiqué.

Israël doit mener à bien sa mission, a-t-il expliqué. À défaut, le Hamas promet de répéter le 7 octobre « encore et encore ».

« C’est pourquoi nous voulons agir le plus rapidement possible. »

Une grande partie du monde « a oublié le 7 octobre », a insisté Netanyahu, « mais nous nous en souvenons. Israël se souvient du 7 octobre. »

Il a demandé aux téléspectateurs d’utiliser le code QR apposé sur le revers de sa veste « comprendre pourquoi nous nous battons, et pourquoi nous devons gagner ».

Ce code renvoie vers des images des atrocités commises par le Hamas le 7 octobre, selon son bureau.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu montre une carte du Moyen-Orient lors de son discours à la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, au siège de l’ONU, le 26 septembre 2025. (Crédit : Stefan Jeremiah/AP)

Netanyahu a rappelé que la dernière fois qu’il s’était tenu à cette tribune, l’Iran développait rapidement un programme massif d’armes nucléaires et de missiles balistiques visant à détruire Israël, tandis que les mandataires de Téhéran, le Hamas et le Hezbollah, continuaient de prendre Israël pour cible.

Depuis, cependant, Israël a neutralisé ces menaces, a-t-il clamé.

Le Premier ministre est revenu sur les menaces pesant sur Israël. Il a souligné que le programme nucléaire et balistique massif de l’Iran visait « non seulement à détruire Israël, mais également à menacer les États-Unis et à faire chanter les pays du monde entier.

Il a rappelé que le chef du Hamas, Yahya Sinwar, « a envoyé des vagues de terroristes de son groupe » en Israël le 7 octobre 2023, où ils ont commis des actes d’une sauvagerie indescriptible.

Depuis le Liban, le Hezbollah « a lancé sur nos villes des milliers de missiles et de roquettes, terrorisant nos citoyens ».

En Syrie, a affirmé Netanyahu, Bachar Al-Assad a accueilli les forces iraniennes, « resserrant un étau de mort autour de nos gorges ».

Les Houthis, au Yémen, ont lancé des missiles balistiques sur Israël « tout en étouffant le commerce mondial, à l’embouchure de la mer Rouge ».

« Pendant l’année passée, nous avons frappé les Houthis, y compris hier (jeudi), nous avons écrasé l’essentiel de la machine terroriste du Hamas, nous avons estropié le Hezbollah, en éliminant la plupart de ses dirigeants et une grande partie de son arsenal », a-t-il déclaré.

Désormais Israël « veut finir le travail » contre le Hamas « aussi vite que possible ».

« Nous avons envoyé un message sur les bipeurs du Hezbollah et, croyez-moi, ils l’ont bien reçu », a-t-il ajouté. « Des milliers de terroristes sont tombés au combat. »

« Nous avons détruit les armements d’Assad en Syrie. Nous avons dissuadé les milices chiites d’Iran en Irak. Et surtout… nous avons anéanti les programmes nucléaire et balistique de l’Iran. »

Netanyahu a brandi la carte qu’il avait utilisée l’an dernier pour appuyer son discours, une carte du Moyen-Orient sur laquelle les zones dominées par l’Iran apparaissaient en rouge.

Muni d’un marqueur noir, il a peu à peu indiqué, sur cette carte intitulée « la malédiction », les endroits où Israël a éliminé de hauts dirigeant ennemis en Iran, au Yémen, au Liban et en Syrie. Il a ajouté que, s’ils attaquaient Israël, les chefs des milices irakiennes subiraient le même sort.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprime lors du débat général de l’Assemblée générale des Nations unies au siège de l’ONU à New York, le 26 septembre 2025. (Crédit : Photo par ANGELA WEISS / AFP)

Netanyahu a félicité les pilotes israéliens pour leur succès dans la guerre de 12 jours qui a opposé Israël à l’Iran en juin.

« Je tiens également à remercier le président Trump pour son intervention audacieuse et décisive », a ajouté Netanyahu. « Le président Trump et moi-même nous étions jurés d’empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires, et nous avons tenu notre promesse. »

« Nous avons réussi à dissiper une dangereuse menace qui aurait pu coûter la vie à des millions et des millions de personnes », a-t-il poursuivi. « Mais, Mesdames et Messieurs, nous devons absolument conserver notre lucidité, et ne pas relâcher notre vigilance. »

« Nous ne devons pas permettre à l’Iran de reconstruire sa capacité nucléaire militaire », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’éliminer les stocks d’uranium enrichi de l’Iran et de rétablir les sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU visant la République islamique.

Netanyahu a affirmé que la guerre à Gaza était l’affaire de « tout » le monde. « Nos ennemis sont vos ennemis », a-t-il souligné.

Après avoir proposé à l’assemblée de faire un quiz, il a brandi une pancarte portant les mots : « Qui crie ‘Mort à l’Amérique’ ? »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu brandit une pancarte alors qu’il s’exprime lors du débat général de l’Assemblée générale des Nations unies au siège de l’ONU à New York, le 26 septembre 2025. (Crédit : Photo par ANGELA WEISS / AFP)

Et de révéler la réponse : « Tous les réponses cités ci-dessus » : le Hamas, le Hezbollah, les Houthis et l’Iran.

À la question suivante (« Qui a assassiné de sang-froid des Américains et des Européens ? »), le public a donné une réponse identique.

« Nos ennemis nous haïssent tous avec la même virulence », a-t-il expliqué. « Ils veulent ramener notre monde moderne vers le passé, vers une ère sombre faite de violence, de fanatisme et de terreur. »

« Au fond de vous, vous savez qu’Israël mène votre combat », a-t-il indiqué. Les dirigeants qui condamnent publiquement Israël disent en privé qu’ils apprécient les services de renseignement israéliens, qui ont à plusieurs reprises empêché des attentats dans leurs capitales, a-t-il ajouté.

Le président Trump, a-t-il poursuivi, comprend mieux que tout autre chef d’État que « Israël et les États-Unis font face à une menace commune ».

Il a montré à l’Iran que financer des groupes terroristes armés, tuer des Américains et comploter pour l’assassiner avait un prix, a souligné Netanyahu.

Selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu, les dirigeants européens envoient malheureusement « un message très différent » de celui de Trump.

Netanyahu a reconnu qu’immédiatement après le 7 octobre, ils ont manifesté leur soutien. « Mais ce soutien s’est rapidement évaporé. Et Israël a fait ce que toute nation qui se respecte aurait fait à la suite d’une attaque aussi barbare. »

« Israël a riposté. »

À Gaza, a-t-il indiqué, Israël « élimine le régime terroriste du Hamas et veille à ce que cette sauvagerie ne soit plus jamais une menace pour le pays ».

De nombreux dirigeants mondiaux, a-t-il estimé, « ont cédé à la pression de médias partiaux, d’électeurs islamistes radicaux et de foules antisémites ».

De nombreux pays, a-t-il constaté, « ont cédé lorsque la situation est devenue plus difficile ».

« Nous combattons les terroristes qui ont assassiné nombre de vos citoyens. Et c’est nous que vous combattez », a-t-il déploré. « Vous nous condamnez. Vous nous imposez un embargo. Et c’est contre nous que vous menez une guerre politique et juridique, une guerre du droit. »

« Ce n’est pas une condamnation d’Israël. C’est une critique contre vous. Contre des dirigeants faibles qui préfèrent tenter d’amadouer le mal plutôt que de soutenir une nation dont les courageux soldats vous protègent des barbares qui sont à vos portes. Qui ont déjà franchi vos portes. »

« Quand donc allez-vous apprendre ? On ne peut pas apaiser le djihad. Et attaquer Israël ne vous évitera pas la tempête islamiste. »

Netanyahu a ensuite abordé « la fausse accusation de génocide ».

Il a cité John Spencer, expert en guerre urbaine à West Point, selon qui Israël « applique plus de mesures visant à minimiser les pertes civiles que n’importe quelle armée dans l’histoire ».

Le ratio civils/hommes armés est « étonnamment bas », a-t-il affirmé, inférieur à celui de l’OTAN en Afghanistan et en Irak.

Et d’ajouter qu’à Gaza-City, Israël a largué des millions de tracts, envoyé des millions de SMS et passé d’innombrables appels téléphoniques pour demander aux civils d’évacuer la ville.

Le Hamas, en revanche, « utilise les civils comme boucliers humains et comme accessoires dans sa guerre de propagande contre Israël, une guerre de propagande que les médias occidentaux avalent sans broncher ».

On voit des tentes abritant des Palestiniens déplacés par le conflit dans Gaza-City, non loin de bâtiments endommagés à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 22 septembre 2025. (Omar AL-QATTAA / AFP)

Près de 700 000 Gazaouis ont évacué Gaza-City, a-t-il précisé. « Est-ce que nous leur demanderions de partir, si nous voulions commettre un génocide ? »

« Les nazis ont-ils demandé aux Juifs de bien vouloir partir, de s’en aller ? »

Le Hamas génocidaire, a-t-il dit, « bénéficie d’une immunité (…) Alors qu’Israël, qui fait tout son possible pour mettre les civils à l’abri, est mis au banc des accusés ».

« Quelle ironie ».

Netanyahu a fait remarquer que l’accusation selon laquelle Israël affame la population de Gaza concerne une autre Gaza, ajoutant que « Israël nourrit délibérément la population de Gaza ».

Le Hamas pille les camions et vole la nourriture, a-t-il précisé.

Ceux qui « colportent des calomnies et des mensonges contre Israël ne valent pas mieux que ceux qui colportaient des accusations de meurtre rituel visant les Juifs au Moyen Âge », a-t-il déclaré.

« Ces mensonges antisémites ont des conséquences », a-t-il poursuivi, citant les attaques visant des Juifs au Canada, en Australie, aux Pays-Bas, en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Il a félicité l’administration Trump pour son combat contre l’antisémitisme, dans un contexte où d’autres dirigeants « récompensent les pires antisémites de la planète ».

Netanyahu a ensuite fustigé les dirigeants « de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Australie, du Canada et d’autres pays » pour avoir reconnu un État palestinien cette semaine.

« Ils ont pris cette mesure après les horreurs commises par le Hamas le 7 octobre », s’est-il indigné. « Des horreurs saluées ce jour-là par près de 90 % de la population palestinienne. Ils ont fait la fête. Ils ont dansé sur les toits. Ils ont jeté des bonbons. Cela s’est produit à Gaza et en Judée-Samarie, en Cisjordanie, comme vous l’appelez. »

Et d’ajouter que les Palestiniens avaient fait de même le 11 septembre.

Netanyahu a affirmé que les dirigeants qui ont reconnu un État de Palestine cette semaine ont envoyé aux Palestiniens le message selon lequel « tuer des Juifs est payant ».

« Eh bien, j’ai un message pour ces dirigeants. Lorsque les plus barbares des terroristes de la planète vous remercient avec effusion pour votre décision, c’est que vous n’avez pas fait ce qu’il fallait. Vous avez fait quelque chose de mauvais, de terriblement mauvais. Votre décision honteuse encouragera le terrorisme contre les Juifs et contre des innocents partout dans le monde. Ce sera une marque de honte pour vous tous. »

Netanyahu a raillé les discours des dirigeants mondiaux sur une solution à deux États, « où l’État juif d’Israël coexisterait pacifiquement avec l’État palestinien. Il n’y a qu’un seul problème : les Palestiniens ne croient pas en cette solution. Ils n’y ont jamais cru. Ils ne veulent pas d’un État voisin d’Israël. Ils veulent un État palestinien à la place d’Israël », a-t-il martelé.

« Chaque fois qu’on leur a donné un territoire, ils l’ont utilisé pour nous attaquer », a accusé Netanyahu.

« Ils avaient effectivement un État palestinien à Gaza. Qu’ont-ils fait de cet État ? La paix ? La coexistence ? Non. Ils nous ont attaqués à maintes reprises. Sans aucune provocation. Ils ont tiré des roquettes sur nos villes. Ils ont assassiné nos enfants. Ils ont transformé Gaza en une base terroriste à partir de laquelle ils ont lancé le pogrom du 7 octobre. »

« Telle est la vérité qui dérange », a-t-il conclu sur ce sujet. « C’est ce rejet persistant par les Palestiniens d’un État juif sous quelque forme que ce soit qui alimente ce conflit depuis plus d’un siècle. Et c’est toujours le cas aujourd’hui. Ce n’est pas l’absence d’un État palestinien. C’est la présence et l’existence d’un État juif. »

L’Autorité palestinienne, et pas seulement le Hamas, rejette l’idée d’un État juif, a-t-il affirmé. « Vous devez savoir que l’Autorité palestinienne paie des terroristes pour tuer des Juifs », a-t-il ajouté. (L’AP a toutefois insisté sur le fait qu’elle avait mis fin à cette politique.)

« Plus les terroristes tuent de Juifs, plus l’Autorité palestinienne paie. L’Autorité palestinienne donne à ses bâtiments gouvernementaux, à ses places publiques et à ses écoles le nom des auteurs de massacres de Juifs, qu’elle glorifie comme des martyrs. »

Quant aux promesses de réforme de l’Autorité palestinienne, Netanyahu a souligné : « Nous entendons ces promesses depuis des décennies. Ils font toujours des promesses. Ils ne les tiennent jamais… Ils utilisent les mêmes manuels scolaires que le Hamas… Ils enseignent à leurs enfants à haïr les Juifs et à détruire l’État juif. Les chrétiens ne sont pas mieux lotis. »

Netanyahu a ensuite intensifié ses critiques à l’égard des dirigeants mondiaux qui reconnaissent un Etat palestinien.

« Ce que vous faites, c’est récompenser au plus haut point les fanatiques intolérants qui ont perpétré et soutenu le massacre du 7 octobre.

« Donner aux Palestiniens un État à un kilomètre de Jérusalem après le 7 octobre, dit-il, c’est comme donner à Al-Qaïda un État à un kilomètre de New York après le 11 septembre. C’est de la pure folie. C’est insensé, et nous ne le ferons pas. »

Avec une rage fulgurante, Netanyahu a souhaité adresser « un message à ces dirigeants occidentaux. Israël ne vous permettra pas de nous imposer un État terroriste. Nous ne commettrons pas de suicide national parce que vous n’avez pas le courage d’affronter des médias hostiles et des foules antisémites qui réclament le sang d’Israël. »

Il a ajouté que ce n’est pas seulement sa position et celle de sa coalition, mais que cela représente la volonté du peuple israélien. « L’année dernière, un vote a eu lieu à la Knesset, notre Parlement, pour savoir s’il fallait s’opposer ou non à l’imposition d’un État palestinien. Vous voulez deviner quel a été le résultat ? Sur les 120 membres de notre parlement, 99 ont voté contre et seulement neuf ont voté pour. Cela représente plus de 90 %. Ce n’est pas une opinion marginale. Ce n’est pas le Premier ministre qui est lui-même extrémiste, ou qui est pris en otage par les partis extrémistes de droite. C’est plus de 90 % des Israéliens. Mon opposition à un État palestinien n’est pas simplement ma politique ou celle de mon gouvernement. C’est la politique de l’État et du peuple de l’État d’Israël. Les dirigeants occidentaux ont peut-être cédé sous la pression », a-t-il dit, concluant ainsi ce passage de son discours.

« Je vous garantis une chose, Israël ne cédera pas. »

Le Premier ministre s’est ensuite éloigné de la question palestinienne pour aborder d’autres questions régionales.

Il a affirmé que les « victoires d’Israël sur l’axe terroriste iranien ont ouvert des possibilités de paix qui étaient impensables il y a deux ans ».

Au sujet de la Syrie, il a déclaré que « l’idée même d’une paix entre Israël et la Syrie semblait inimaginable » pendant des décennies. Mais aujourd’hui, « nous avons entamé des négociations sérieuses avec le nouveau gouvernement syrien. Je pense qu’un accord peut être conclu qui respecte la souveraineté de la Syrie et protège à la fois la sécurité d’Israël et celle des minorités de la région, y compris la minorité druze ».

Il a décrit les Druzes comme les frères d’armes des Juifs israéliens. « C’est pourquoi je ne pouvais pas rester les bras croisés, pas plus qu’Israël ne pouvait rester les bras croisés, alors que les Juifs étaient massacrés par les djihadistes [en Syrie] », a-t-il expliqué. « J’ai donné l’ordre à nos forces d’arrêter le massacre, ce qu’elles ont fait sans tarder. »

Il a affirmé que la paix entre Israël et le Liban « est également possible » et a appelé le gouvernement libanais à entamer également des négociations directes avec Israël. « Je salue son objectif déclaré de désarmer le Hezbollah, mais nous avons besoin de plus que des mots. Si le Liban prend des mesures sincères et durables pour désarmer le Hezbollah, je suis sûr que nous pourrons parvenir à une paix durable », a-t-il ajouté. « Bien sûr, d’ici là, nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour nous défendre et maintenir les conditions du cessez-le-feu qui a été établi au Liban. »

Puis, il a affirmé que « si la victoire sur le Hezbollah a rendu possible la paix avec nos deux voisins arabes du nord, la victoire sur le Hamas rendra possible la paix avec les nations du monde arabe et musulman ».

Il a ajouté que cela permettrait « une extension et une expansion spectaculaires des accords historiques d’Abraham, que le président Trump a négociés entre les dirigeants arabes et moi-même il y a cinq ans ».

Il a rappelé les « paroles encourageantes prononcées ici par le président indonésien » au début de la semaine, soulignant la nécessité pour Israël d’assurer sa sécurité. « C’est le pays qui compte la plus grande population musulmane de toutes les nations, et c’est aussi un signe de ce qui pourrait arriver ».

« Les dirigeants arabes et musulmans tournés vers l’avenir savent que la coopération avec Israël leur permettra d’accéder à des technologies israéliennes révolutionnaires, notamment dans les domaines de la médecine et des sciences, de l’agriculture et de l’eau, de la défense, de l’intelligence artificielle et dans bien d’autres domaines », a-t-il fait valoir.

Au sujet de l’Iran, Netanyahu a prédit « que dans les années à venir, le Moyen-Orient sera radicalement différent. Beaucoup de ceux qui font la guerre à Israël aujourd’hui auront disparu demain. Des artisans de paix courageux prendront leur place. Et nulle part, nulle part ailleurs, cela ne sera plus vrai qu’en Iran. Le peuple iranien, qui souffre depuis longtemps, retrouvera sa liberté. Il rendra à l’Iran sa grandeur. Nos deux peuples anciens, le peuple d’Israël et le peuple d’Iran, renoueront une amitié qui profitera au monde entier ».

Pour conclure son allocution, Netanyahu a affirmé que des horreurs telles que celles perpétrées par le Hamas le 7 octobre « se sont produites d’innombrables fois au cours des siècles d’exil de mon peuple parmi les nations. Le sang juif ne valait pas grand-chose. Les Juifs étaient tués en toute impunité. Nous devions supplier les autres de nous défendre. La naissance d’Israël ne signifiait pas que les tentatives visant à nous détruire prendraient fin. Cela signifiait que nous pouvions riposter contre ces tentatives. Et c’est exactement ce qu’Israël a fait », a-t-il dit.

« Nos fils et nos filles se sont battus comme des lions. Nos courageux soldats ont revêtu leur uniforme et se sont précipités au combat. Ils étaient armés des rêves des centaines de générations de Juifs qui les ont précédés : le rêve de vivre en tant que peuple libre sur la terre d’Israël, notre patrie bien-aimée depuis plus de 3 000 ans. Le rêve de vivre dans notre propre État indépendant, le rêve d’avoir une armée pour nous défendre, et le rêve d’être une lumière pour les nations, un phare de progrès, d’ingéniosité, d’innovation, au bénéfice de toute l’humanité. »

Le 7 octobre, a conclut Netanyahu, « les ennemis d’Israël ont tenté d’éteindre cette lumière. Deux ans plus tard, la détermination et la force d’Israël brillent plus que jamais. Avec l’aide de Dieu, cette force et cette détermination nous mèneront à une victoire rapide et à un avenir brillant de prospérité et de paix. »

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