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Envoyé US : des agents de l’Iran et du Hezbollah « facilitent » les attaques houthies

Un représentant américain dit au Sénat que l'Iran "équipe et facilite" les attaques des Yéménites en mer Rouge, lesquels n’ont pas été dissuadés par les ripostes des Etats-Unis

Des partisans houthis, tenant une photo du général iranien Qassem Soleimani, tué par une frappe aérienne américaine, participent à un rassemblement contre les frappes américaines contre le Yémen et en soutien aux Palestiniens de la bande de Gaza, à Sanaa, au Yémen, le 16 février 2024. (Crédit : Osamah Abdulrahman/AP)
Des partisans houthis, tenant une photo du général iranien Qassem Soleimani, tué par une frappe aérienne américaine, participent à un rassemblement contre les frappes américaines contre le Yémen et en soutien aux Palestiniens de la bande de Gaza, à Sanaa, au Yémen, le 16 février 2024. (Crédit : Osamah Abdulrahman/AP)

WASHINGTON – Des agents de l’Iran et de son allié libanais, le groupe terroriste chiite du Hezbollah, sont actuellement actifs au Yémen où ils soutiennent les attaques des rebelles houthis visant le transport maritime international, a déclaré mardi un responsable américain.

Tim Lenderking, l’envoyé spécial des États-Unis pour le Yémen, a déclaré devant une sous-commission du Sénat que l’État islamique iranien « équipait et facilitait » les attaques des Houthis. Ces attaques ont entraîné des représailles américaines et britanniques au Yémen.

« Des sources publiques crédibles suggèrent qu’un nombre important d’éléments iraniens et libanais du Hezbollah soutiennent les attaques des Houthis depuis l’intérieur du Yémen », a indiqué Lenderking.

« Je doute que le peuple yéménite veuille de ces Iraniens dans son pays. Il faut que cela cesse », a-t-il ajouté.

En décembre, la Maison Blanche a déclaré que l’Iran était « profondément impliqué » dans la planification des attaques, présentées par les Houthis comme des actes de solidarité avec les Palestiniens dans la guerre entre Israël et le Hamas.

Lenderking, qui est chargé de la question des Houthis depuis l’entrée en fonction de l’administration Biden et qui a contribué à mettre fin à une guerre civile brutale par la voie de la diplomatie, a reconnu que les rebelles n’avaient pas été dissuadés.

« Le fait qu’ils continuent et qu’ils aient déclaré publiquement qu’ils ne s’arrêteraient pas tant qu’il n’y aurait pas de cessez-le-feu à Gaza indique que nous n’en sommes malheureusement pas encore au point où ils envisagent de se calmer », a ajouté Lenderking.

L’envoyé spécial des États-Unis pour le Yémen, Tim Lenderking, participe à une conférence organisée par le Conseil de coopération du Golfe dans la capitale saoudienne Ryad, le 30 mars 2022. (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)

La campagne de bombardements a été accueillie avec scepticisme par certains sénateurs du parti démocrate de Biden.

Le sénateur démocrate Chris Murphy du Connecticut, qui dirige la sous-commission des relations extérieures du Sénat pour le Moyen-Orient, a reconnu que les États-Unis avaient « l’obligation de répondre » aux attaques contre les navires, mais il a ajouté : « Je m’inquiète de leur efficacité ».

Il a noté que les frappes américaines et britanniques ont touché plusieurs sites frappés par une campagne aérienne massive menée par l’Arabie saoudite entre 2015 et 2022 contre les Houthis.

« Si les 23 000 frappes aériennes menées par les Saoudiens n’ont pas réussi à faire bouger les choses sur le plan militaire ni à rétablir la dissuasion, comment pouvons-nous croire que notre campagne de frappes aériennes aura un résultat différent ? » a interrogé Murphy.

Les Houthis, qui contrôlent les régions les plus peuplées du Yémen déchiré par la guerre, ont déjà fait état de la mort de 17 combattants dans des frappes occidentales visant leurs installations militaires.

Les attaques des Houthis ont considérablement affecté le trafic maritime dans la très fréquentée mer Rouge, obligeant certaines compagnies à faire un détour de deux semaines par l’Afrique australe.

La semaine dernière, l’Égypte a déclaré que les revenus du canal de Suez avaient diminué de près de 50 % cette année.

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