Equipement de la police israélienne : Sig Sauer ne renonce pas
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Equipement de la police israélienne : Sig Sauer ne renonce pas

Le fabricant d’armes germano-suisse a perdu l’appel d’offres face à Glock, mais a fait appel

Les agents de la police des frontières israéliens patrouillant dans une rue de Jabel Mukaber après des affrontements dans le quartier en septembre (Crédit : AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI)
Les agents de la police des frontières israéliens patrouillant dans une rue de Jabel Mukaber après des affrontements dans le quartier en septembre (Crédit : AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI)

Face aux menaces terroristes de plus en plus nombreuses, la police israélienne se doit de renouveler son matériel : en novembre 2015, un appel d’offres avait donc été lancé pour remplacer les armes de poing Jericho actuellement utilisées par les policiers.

Ouvert aux fabricants étrangers, cet appel d’offres concernait l’achat de 15 000 pistolets, ainsi que 15 000 fusils d’assaut, selon le site spécialisé Israel Defense.

Trois compétiteurs étaient en lice : Mitvach Hair, qui distribue les Sig Sauer en Israël, MRD Ephraim pour les Glock et Israel Weapons Industries avec son Jericho.

Comme le relève Le Temps, c’est l’Autrichien Glock qui a remporté le marché, d’une valeur estimée à 23 millions de shekels, suite à des tests « remportés haut la main ». Mais Sig Sauer s’estime lésé par cette décision : selon le quotidien suisse, « à en croire [Sig Sauer], l’appel d’offres stipulait que l’un des critères influençant le choix du futur fournisseur de la police israélienne serait sa « contribution significative » au développement de l’industrie locale ».

Or, contrairement aux armes de Glock, l’entreprise germano-suisse assure que ses pistolets auraient été fabriqués en Israël, contribuant donc à l’économie du pays.

Sig Sauer a donc fait appel de la décision, suspendant ainsi le marché, note également le site Yeshiva World News.

Aucun commentaire n’a été fait par la police israélienne, sinon un communiqué indiquant que la question était « à l’examen » et que l’état-major « ne réagira pas tant que le dossier fera l’objet d’une procédure ».

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