Erdogan reçoit le roi d’Arabie pour renforcer leur alliance
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Erdogan reçoit le roi d’Arabie pour renforcer leur alliance

Après une période de crispations en 2013, la Turquie et l'Arabie saoudite, deux poids lourds sunnites, se sont rapprochées

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) accueille le roi saoudien Salmane bin Abdulaziz Al Saud à son arrivée à l'aéroport Esenboga d'Ankara, le 11 avril 2016. (Crédit : AFP PHOTO / ADEM ALTAN)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) accueille le roi saoudien Salmane bin Abdulaziz Al Saud à son arrivée à l'aéroport Esenboga d'Ankara, le 11 avril 2016. (Crédit : AFP PHOTO / ADEM ALTAN)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a reçu mardi dans son palais présidentiel le roi Salmane d’Arabie saoudite, réservant à son hôte un accueil princier qui illustre le réchauffement des relations entre Ankara et Ryad.

Le roi d’Arabie saoudite est arrivé aux portes du palais présidentiel, en lisière d’Ankara, dans un véhicule escorté par des gardes à cheval brandissant des sabres de cérémonie.

Le dirigeant saoudien a été accueilli par Erdogan devant le palais présidentiel, dans lequel les deux hommes ont pénétré encadrés par la garde d’honneur turque ainsi que 16 autres hommes grimés en guerriers représentant chacun un empire de l’histoire turque.

Objet de quolibets lorsqu’elle a été introduite l’année dernière, cette garde costumée est désormais systématiquement présente lorsque le président Erdogan accueille des hôtes de marque.

Après une période de crispations dans le sillage de la chute en 2013 du président égyptien Mohammed Morsi, la Turquie et l’Arabie saoudite, deux poids lourds majoritairement sunnites, ont effectué un rapprochement, servi par leurs vues convergentes sur le dossier syrien.

Les deux pays sont en effet hostiles au président syrien Bachar al-Assad et à ses deux principaux soutiens, l’Iran et la Russie.

Quatre chasseurs F-15 saoudiens sont déployés depuis février sur la base d’Incirlik, dans le sud de la Turquie, pour participer à la campagne de frappes aériennes contre l’EI en Syrie et en Irak.

L’Arabie saoudite faisait déjà partie de la coalition internationale antijihadiste dirigée par les Etats-Unis, mais elle avait détourné son attention de cette mission au cours des derniers mois afin de se consacrer à la guerre chez son voisin yéménite.

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