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Exercice militaire de deux jours le long à la frontière israélo-libanaise

Il s’agit d’un exercice de préparation au déclenchement des combats, pour tester les « capacités terrestres et aériennes conjointes », selon l'armée

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des soldats israéliens participent à un exercice près de la frontière avec la Syrie, dans le nord du plateau du Golan, le 14 juin 2022. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)
Des soldats israéliens participent à un exercice près de la frontière avec la Syrie, dans le nord du plateau du Golan, le 14 juin 2022. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

L’armée israélienne a indiqué, dimanche matin, avoir commencé un exercice militaire d’une durée de deux jours le long de la frontière nord d’Israël, simulant des combats.

L’exercice, qui a vocation à renforcer la préparation des soldats déployés dans la zone frontalière, inclura des unités simulant « des capacités terrestres et aériennes conjointes », a ajouté Tsahal.

L’armée israélienne a précisé que l’exercice visait également à tester l’état de préparation des différents quartiers généraux de l’unité du Commandement du nord de Tsahal en cas de conflit avec les terroristes libanais du Hezbollah ou d’autres milices soutenues par l’Iran.

Elle a souligné que cet exercice était programmé de longue date et ne relevait en aucune manière d’une nouvelle évaluation de la situation.

Le mois dernier, Tsahal avait déjà organisé un exercice d’une durée d’une semaine dans le nord d’Israël.

Les tensions entre Israël et le Liban s’étaient renforcées en raison d’un différend sur les droits d’exploitation de gisements de gaz offshore particulièrement prometteurs.

Le mur frontalier entre Israël et le Liban, avec la mer Méditerranée au loin, à Rosh Hanikra, en Israël, le 14 octobre 2022. (Crédit : Tsafrir Abayov / AP)

Le niveau d’alerte à la frontière nord a été abaissé le mois dernier, suite à l’entrée en vigueur de l’accord sur la frontière maritime entre Israël et le Liban.

Israël et le Liban sont techniquement toujours en guerre et l’accord ne s’applique pas à la frontière terrestre.

Le groupe terroriste libanais soutenu par l’Iran constitue depuis longtemps la menace militaire la plus lourde aux frontières d’Israël, avec un arsenal estimé à près de 150 000 roquettes et missiles susceptibles d’atteindre des cibles dans tout le pays.

Selon des analyses militaires récentes, si une guerre avec le Hezbollah éclatait, les villes israéliennes pourraient recevoir entre 1 500 et 3 000 roquettes par jour, et le bilan humain pourrait rapidement se chiffrer à des centaines de victimes.

D’autres milices iraniennes basées en Syrie pourraient se joindre au Hezbollah, en cas de guerre, enrichissant son arsenal de missiles et de drones d’attaque, estiment d’autres analyses.

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