Fermeture de 3 organismes liés au Mouvement islamique
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Fermeture de 3 organismes liés au Mouvement islamique

La "branche nord" a fait du mont du Temple son cheval de bataille, mobilisant notamment dans la Vieille Ville de Jérusalem

Raed Salah, chef de la Branche nord du mouvement islamique d'Israël, devant la prison de Ramle, près de Tel Aviv, en 2010. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)
Raed Salah, chef de la Branche nord du mouvement islamique d'Israël, devant la prison de Ramle, près de Tel Aviv, en 2010. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)

La police israélienne a annoncé jeudi avoir fermé un périodique, une institution éducative et une association accusés d’être liés à une organisation islamiste interdite, à Nazareth et Oum el-Fahem (nord).

Le périodique QPRESS, l’institution éducative Qadaraat et le « Conseil supérieur de soutien à Jérusalem et à la mosquée Al-Aqsa » ont été fermés et leurs comptes bancaires gelés car ils « ont poursuivi les activités de la branche nord du Mouvement islamique », a dit la police dans un communiqué.

Cette organisation a été interdite en novembre par les autorités israéliennes qui l’accusent d’inciter les Arabes israéliens et les Palestiniens à la violence au sujet du mont du Temple à Jérusalem, troisième lieu saint de l’islam également révéré par les juifs comme le mont du Temple.

QPRESS a ainsi récemment publié des appels à la confrontation avec les forces de l’ordre israéliennes sur le mont du Temple, selon la police.

Depuis sa fondation au début des années 1970, le Mouvement islamique a tissé un réseau d’associations – religieuses, sportives ou éducatives – et de services sociaux parmi les Arabes israéliens.

Le mouvement s’est scindé en deux en 1996 et seule la « branche sud » participe aux institutions israéliennes.

La « branche nord » a fait du mont du Temple son cheval de bataille, mobilisant notamment dans la Vieille Ville de Jérusalem, d’où est partie à l’automne 2015 une vague de violences de plusieurs mois.

Les autorités israéliennes redoutent une nouvelle flambée de violences en octobre à l’occasion des fêtes juives de Yom Kippour et Souccot, qui avaient été une période de vives tensions en 2015.

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