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Fin d’un programme américain de dialogue pour les jeunes Israéliens et Palestiniens

Après 21 éditions, Hands of Peace a annoncé fermer ses portes en raison d'un manque de financement ; une ancienne participante, Naama Levy, est retenue en otage à Gaza

Les participants au programme estival de  Hands of Peace posent pour une photo de groupe. (Crédit : CC BY-SA 4.0, Hands of Peace, Wikipedia)
Les participants au programme estival de Hands of Peace posent pour une photo de groupe. (Crédit : CC BY-SA 4.0, Hands of Peace, Wikipedia)

Hands of Peace, une organisation à but non-lucratif américaine qui a organisé, depuis 21 ans, des programmes estivaux de dialogue pour les jeunes Israéliens et pour les jeunes Palestiniens, a annoncé mardi qu’elle allait fermer ses portes dans les prochains mois.

Cette fermeture est le résultat d’un manque « de financement, de bénévoles et de dirigeants », a expliqué un communiqué publié sur le site de l’organisation.

Jusqu’à ce que cette fermeture soit mise en vigueur, le 31 mars 2024, l’organisation a indiqué qu’elle continuerait à soutenir ses 840 anciens élèves « alors qu’ils doivent faire face aux violences dévastatrices au Moyen-Orient, avec un essor de l’antisémitisme et de l’islamophobie partout dans le monde ».

« Alors même que je souhaiterais que Hands of Peace puisse continuer son travail important, ma foi me rappelle que je suis un être de résurrection », a commenté sa fondatrice, Gretchen Grad. « Je crois que si un corps peut mourir, l’étincelle… l’âme, pour sa part, change simplement de forme ».

Fondée en 2002 par trois femmes de la banlieue de Chicago – une chrétienne, une Juive et une musulmane – Hands of Peace a rassemblé pendant 21 ans des dizaines d’adolescents originaires d’Israël et de Cisjordanie pour trois semaines de dialogue dans deux camps d’été distincts, l’un aux environs de Chicago et l’autre dans la région de San Diego.

La fermeture de l’organisation survient dans la période de violence la plus dévastatrice du conflit israélo-palestinien, depuis la fondation de l’État. Une ancienne élève de l’organisation, Naama Levy, a été enlevée et prise en otage à Gaza lors de l’attaque terroriste meurtrière qui a été perpétrée par le Hamas. Elle se trouve encore entre les mains du groupe terroriste. Avant l’annonce de sa fermeture, le dernier communiqué diffusé sur le site de l’organisation réclamait sa libération.

Naama Levy, 19 ans, prise en otage par des terroristes palestiniens du Hamas sur la base militaire de Nahal Oz le 7 octobre 2023. (Autorisation)

« Suite aux orientations données par la famille de Naama et par les personnes en contact avec les négociateurs dans l’affaire des otages, Hands of Peace n’a pas attiré l’attention du public sur l’enlèvement de Naama pendant plusieurs semaines », a dit le communiqué. « Nous avons préféré réclamer la libération de Naama et de tous les otages par le biais de canaux officieux, en partageant l’histoire de Naama avec les intermédiaires, avec les politiques et avec tous ceux dont les décisions sont susceptibles d’avoir une influence sur son sort et sur le sort de tous les otages ».

« Personne n’a de réponse solide sur ce qui pourrait le mieux venir en aide à Naama », ajoutait le communiqué.

La guerre opposant Israël et le Hamas dans la bande de Gaza avait commencé le 7 octobre, quand des milliers terroristes avaient franchi la clôture frontalière avec Israël, s’introduisant au sein de l’État juif par voie maritime, aérienne et terrestre sous couvert d’un barrage de milliers de roquettes. Cette attaque a fait 1 200 morts du côté israélien, des civils en majorité – notamment des bébés, des enfants et des personnes âgées – après avoir pris le contrôle des communautés frontalières. Des familles entières avaient été exécutées dans leurs habitations et plus de 300 jeunes avaient été massacrés lors d’une rave-party.

Pendant une trêve qui a duré une semaine, 105 otages ont pu quitter les geôles du Hamas à Gaza : 81 Israéliens, 23 ressortissants thaïlandais et un citoyen philippin. En échange, l’État juif a libéré 240 prisonniers palestiniens, tous des femmes ou des mineurs.

Avant la pause dans les combats, quatre otages avaient été remises en liberté, une soldate avait été secourue par l’armée dans la bande de Gaza et les dépouilles de deux captifs avaient été retrouvées.

Il resterait 138 otages dans la bande de Gaza.

Le ministère de la Santé dirigé par le Hamas a fait savoir mardi que plus de 16 000 personnes avaient perdu la vie à Gaza depuis le début de la guerre, des femmes et des enfants en majorité – des chiffres qui ne peuvent pas être vérifiés de manière indépendante et qui ne font pas la différence entre les civils et les membres du groupe terroriste, et qui comptent aussi les victimes des roquettes défaillantes qui, lancées vers le territoire israélien, sont retombées dans la bande.

Selon les estimations des militaires, environ 5000 membres du Hamas ont été tués au sein de l’enclave côtière en plus de plus de mille terroristes abattus sur le sol israélien pendant et immédiatement après l’assaut du 7 octobre.

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