Formation de la Commission d’enquête au Parlement suite à l’affaire Sarah Halimi
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Formation de la Commission d’enquête au Parlement suite à l’affaire Sarah Halimi

Meyer Habib dit espérer que cette commission, "qui est transpartisane, sans intention politique, permettra d’éclaircir les zones d’ombres et les failles de cette terrible affaire"

Les députés Sandra Boëlle, Meyer Habib et Constance Le Grip de la Commission d’enquête sur les éventuels dysfonctionnements de la justice et de la police dans l’affaire dite Sarah Halimi. (Crédit : Twitter / Constance Le Grip)
Les députés Sandra Boëlle, Meyer Habib et Constance Le Grip de la Commission d’enquête sur les éventuels dysfonctionnements de la justice et de la police dans l’affaire dite Sarah Halimi. (Crédit : Twitter / Constance Le Grip)

Jeudi 22 juillet a été formé à l’Assemblée nationale le bureau de la « Commission d’enquête sur les éventuels dysfonctionnements de la justice et de la police dans l’affaire dite Sarah Halimi ».

Le groupe sera chargé d’enquêter sur ces dysfonctionnements, « et de formuler des propositions pour éviter le cas échéant leur renouvellement ».

Présidée par le député Meyer Habib (UDI), elle a pour vice-présidents Brahim Hammouche (Modem), Constance Le Grip (LR) et Florence Morlighem (LREM).

La Commission compte quatre secrétaires : Sandra Boëlle (LR), Camille Galliard-Minier (LREM), Sylvain Maillard (LREM) et François Pupponi (Modem). Le rapporteur de la Commission est Didier Paris (LREM). Elle compte 21 autres membres, dont les députées LREM Laetitia Avia et Aurore Bergé.

« Avec gravité, j’occuperai le poste de Secrétaire de la Commission d’enquête sur les éventuels dysfonctionnements de la justice et de la police dans l’affaire Sarah Halimi afin de formuler des propositions pour éviter le cas échéant leur renouvellement », a écrit sur Twitter le député Sylvain Maillard.

Constance Le Grip s’est elle félicitée d’avoir été élue vice-présidente.

La Commission auditionnera notamment les experts médicaux qui ont travaillé sur l’affaire, les médecins, les témoins, le voisinage, les parties civiles, leurs avocats, les policiers, la chaîne de commandement, les magistrats, les procureurs, des universitaires, le Garde des Sceaux et le ministre de l’Intérieur de l’époque et le cas échéant actuels, a rapporté Meyer Habib.

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Posted by Meyer Habib on Friday, July 23, 2021

« Les auditions commenceront mi-septembre, et nos travaux se poursuivront jusqu’à mi-janvier, jusqu’au dépôt du rapport », a-t-il précisé.

« Après quatre années de souffrance et d’incompréhension pour la famille de Sarah Lucie Halimi et pour tous ceux qui ont été touchés par ce drame, j’espère que cette commission, qui est transpartisane, sans intention politique, permettra d’éclaircir les zones d’ombres et les failles de cette terrible affaire. »

Le 14 avril dernier, la Cour de cassation avait confirmé l’irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah Halimi, pris d’une « bouffée délirante » – selon les conclusions de sept experts psychiatriques consultés par la justice – au moment du meurtre. Au cri de « Allah Akbar », il avait roué de coups et jeté par-dessus le balcon de leur immeuble sa voisine Lucie Attal, aussi appelée Sarah Halimi, le 4 avril 2017 à Paris.

Cette décision a provoqué de nombreuses critiques, et des rassemblements ont eu lieu dans toute la France fin avril.

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