France : Ahmed Moualek, polémiste antisémite, condamné à 5 ans de prison ferme
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France : Ahmed Moualek, polémiste antisémite, condamné à 5 ans de prison ferme

La peine prononcée est l'une des plus sévères accordées par un tribunal en France

Ahmed Moualek (Crédit : Capture d'écran/YouTube via JTA)
Ahmed Moualek (Crédit : Capture d'écran/YouTube via JTA)

JTA – Un blogueur, qui a publié dix-sept vidéos dans lesquelles il appelait
« au meurtre des juifs », a été condamné à cinq ans de prison ferme par un tribunal français, outre peines complémentaires : inéligibilité pendant 10 ans, obligation d’indemniser les victimes, interdiction de séjour dans le département de l’Allier et publication dans trois journaux.

Le tribunal de Cusset, une ville située à proximité de Vichy dans le centre de la France, a rendu son verdict jeudi contre Ahmed Moualek, 53 ans.

Moualek avait publié des menaces de mort à l’encontre de Gilles William Golnadel et Alain Jakubowitz, deux avocats juifs, de la journaliste juive Ruth Elkrief, la chroniqueuse juive sur CNews Élisabeth Lévy, ou encore BFM TV, l’Organisation juive européenne (OJE) ou le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), a rapporté le quotidien régional La Montagne.

Moualek est ancien candidat aux élections européennes sur la liste antisioniste de Dieudonné, Alain Soral, Yahia Gouasmi ou encore Thierry Meyssan. Celui qui se fait surnommer « le messager » avait également fondé avec Dieudonné et Soral en 2006 l’association La Banlieue pour s’exprimer « contre la puissance du lobby juif » et faisait partie des fondateurs du parti antisioniste.

À l’occasion de l’anniversaire en 2019, du meurtre en 2015 de quatre citoyens français juifs – Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada et Yoav Hattab – par un terroriste djihadiste au supermarché Hyper Cacher à Paris, Moualek avait posté une vidéo adressée aux « sales juifs » dans laquelle il disait : « Tu peux pas savoir comme ça fait plaisir que la Shoah ait existé, mais je regrette que t’étais pas dans le train. »

Cette condamnation, pour apologie du terrorisme et menaces de mort, est l’une des plus sévères de ces dernières années en France pour ce type de délits.

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