France : Plus de 8 000 personnes fichées pour radicalisation islamiste
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France : Plus de 8 000 personnes fichées pour radicalisation islamiste

Le "risque terroriste d'origine sunnite demeure la principale menace à laquelle est confrontée" la France, a annoncé lundi le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin

Le ministre français du Budget, Gerald Darmanin, assiste à une conférence de presse après la réunion hebdomadaire du cabinet, le 10 juin 2020, à Paris. (Ludovic Marin, POOL via AP)
Le ministre français du Budget, Gerald Darmanin, assiste à une conférence de presse après la réunion hebdomadaire du cabinet, le 10 juin 2020, à Paris. (Ludovic Marin, POOL via AP)

8 132 personnes en France sont à ce jour inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), a annoncé lundi le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin.

En déplacement au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), M. Darmanin a souligné que la menace terroriste « demeurait extrêmement élevée sur le territoire », en précisant que le « risque terroriste d’origine sunnite demeurait la principale menace à laquelle est confrontée » la France.

Deux jours avant l’ouverture du procès des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, en janvier 2015, le ministre de l’Intérieur a assuré que « la lutte contre le terrorisme islamiste était une grande priorité du gouvernement ». « Nous ne renoncerons jamais à traquer sans relâche ces ennemis de la République », a-t-il insisté.

Détaillant les formes de la menace, Gérald Darmanin a estimé que « malgré la défaite militaire de l’Etat islamique (…) la composante extérieure de la menace (action terroriste élaborée à l’étranger et projetée en France, NDLR), même si elle a diminué, devait continuer à faire l’objet de toute notre attention ».

Néanmoins, pour lui, c’est « la menace endogène (projets d’actes terroristes élaborés sur le territoire, NDLR) qui est « la plus prégnante et la plus forte ». « Elle est nourrie par la propagande des groupes terroristes, inspirée des vétérans du Jihad mais également par l’emprise que les tenants d’un islam radical s’efforcent d’avoir dans certains de nos quartiers », a-t-il ajouté.

Le ministre a estimé que « la menace représentée par des individus adeptes de l’islam radical (…) deven(ait) un défi croissant pour les services de renseignement qui assurent aujourd’hui le suivi de 8 132 individus inscrits au FSPRT ».

Face à l’ampleur des défis dans la lutte contre le terrorisme, Gérald Darmanin a mis l’accent sur les moyens supplémentaires alloués à la DGSI, qui verra ses effectifs augmenter de « 1 260 agents dans tout le quinquennat ».

Abordant la question de la libération prochaine des « 505 détenus terroristes islamistes en lien avec la mouvance islamiste », auxquels il a ajouté « 702 détenus de droit commun susceptibles de radicalisation », il a fait valoir qu’il s’agissait d’un « défi sécuritaire majeur ». « En 2020, a-t-il dit, les prévisions de libération sont évaluées à 45 détenus pour des faits d’association de malfaiteurs terroristes », et en 2021 à « 63 terroristes islamistes condamnés ».

Gérald Darmanin a appelé en outre à la vigilance concernant « d’autres formes d’action » émanant « de groupuscules radicaux ou d’individus isolés partisans du recours à la violence ». Il a cité à cet égard l’arrestation en mai dernier à Limoges (centre) d’un « suprémaciste », qui voulait s’en prendre à des lieux de culte juifs.

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