France : un élu PS propose la création d’un Défenseur de la Laïcité
Le parti socialiste note que "la laïcité est de nouveau bousculée" par l'islamisme, "cette idéologie politique qui vise à imposer une vision rigoriste de l’islam"
Le premier secrétaire du PS Olivier Faure propose jeudi qu’un Défenseur de la laïcité soit créé sur le modèle du Défenseur des droits, et que le 9 décembre, journée de la laïcité, devienne « une fête républicaine » consacrée à la « pédagogie » de ce principe républicain.
La laïcité, issue de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, « est un principe universel et intemporel qui établit un cadre juridique protecteur des libertés de conscience et de culte. C’est ce qui en fait un principe éternellement moderne », écrit-il dans une tribune au journal Le Monde, co-signée avec la numéro 2 du PS Corinne Narassiguin et le secrétaire national à la laïcité au PS, Jérôme Guedj.
Tous trois proposent « que le 9 décembre devienne un jour de fête républicaine consacré à la laïcité et à sa pédagogie », et que soit créé « un Défenseur de la laïcité, sur le modèle du Défenseur des droits ».
Ils notent que « depuis le début du siècle, la laïcité est de nouveau bousculée, et d’abord par l’islamisme. Pas par l’islam, mais par cette idéologie politique qui vise à imposer une vision rigoriste de l’islam, selon laquelle la loi religieuse s’imposerait aux lois humaines ».
« C’est l’islamisme qui nourrit la haine antimusulmans. C’est la laïcité qui offre les meilleures armes juridiques contre la diffusion des thèses islamistes », analysent-ils.
Ils estiment que « le gouvernement aurait dû saisir la justice, au nom de l’article 34 de la loi de 1905, pour poursuivre l’imam qui a amplifié la cabale fanatique contre Samuel Paty », professeur d’histoire-géographie de 47 ans, poignardé puis décapité près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par un jeune homme radicalisé en 2020.
Ils réclament « que les procureurs reçoivent des instructions claires » sur l’application de la loi de 1905 « concernant les pressions sur les libertés de conscience et de culte ».