France: un Tchétchène de 22 ans placé en détention pour apologie du terrorisme
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France: un Tchétchène de 22 ans placé en détention pour apologie du terrorisme

Il avait déjà été condamné en 2017, lorsqu'il était mineur, pour des faits d'apologie d'actes terroristes, après les attentats de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo

Des proches et collègues de Samuel Paty pendant la Marche Blanche à Conflans-Sainte-Honorine, le 20 octobre 2020. (Crédit : Bertrand GUAY / AFP)
Des proches et collègues de Samuel Paty pendant la Marche Blanche à Conflans-Sainte-Honorine, le 20 octobre 2020. (Crédit : Bertrand GUAY / AFP)

Un jeune Tchétchène de 22 ans vivant en France a été inculpé dimanche pour « apologie d’actes terroristes » par le biais des réseaux sociaux et placé en détention, ont annoncé dimanche les autorités judiciaires locales.

Ce jeune homme, né en Russie, a été identifié après des propos tenus sur un compte Twitter utilisant un pseudonyme et après avoir « liké » la photographie du professeur d’histoire Samuel Paty, postée sur internet après son assassinat il y a une semaine par un réfugié russe tchétchène.

Selon le parquet, les investigations ont permis de mettre en lumière « des échanges et des écrits pouvant caractériser des actes d’apologie », et de nombreuses armes et couteaux ont été découverts à son domicile à Blois (ouest).

Il avait déjà été condamné en 2017, lorsqu’il était mineur, pour des faits d’apologie d’actes terroristes, après les attentats de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo en janvier 2015 à Paris, selon le procureur de la République de Blois, Frédéric Chevallier.

Au cours de sa garde à vue, l’intéressé a récusé « toute radicalisation ».

Samuel Paty, un professeur d’histoire dans un collège de Conflans-Saint-Honorine, en région parisienne, a été décapité le 16 octobre par un islamiste radicalisé Abdoullakh Anzorov, âgé de 18 ans, lui-même abattu par la police peu après.

Anzorov a revendiqué son acte dans un message audio sur les réseaux sociaux, affirmant avoir voulu « venger le prophète » Mahomet en tuant le professeur auquel il reprochait d’avoir montré en classe des caricatures publiées dans Charlie Hebdo, dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression.

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