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Frappes attribuées à Israël au sud de Damas

Les médias indiquent que des sites ont été touchés à al-Kiswah, où se trouveraient des bases iraniennes ; les médias d'État font état de dégâts matériaux mais pas de victimes

Une image extraite d'une vidéo censée montrer les défenses aériennes syriennes interceptant un missile israélien, le 24 février 2022. (Capture d'écran : YouTube/SANA)
Une image extraite d'une vidéo censée montrer les défenses aériennes syriennes interceptant un missile israélien, le 24 février 2022. (Capture d'écran : YouTube/SANA)

Des missiles israéliens ont frappé lundi au sud de Damas provoquant des dommages matériaux mais sans faire de victimes, a affirmé l’agence de presse officielle SANA.

« L’ennemi israélien a lancé des frappes depuis le Golan syrien occupé, visant des cibles au sud de Damas », les défenses antiaériennes interceptant la plupart des missiles, a affirmé SANA citant une source militaire.

« Seuls des dommages matériaux ont été subis », a ajouté la même source.

Un correspondant de l’AFP a entendu dans la capitale, Damas, de fortes explosions dans la soirée.

Un compte Twitter qui traque l’activité militaire israélienne en Syrie a affirmé que les frappes visaient des sites dans la banlieue d’al-Kiswah, au sud de Damas, et près de l’aéroport international de Damas, au sud-est de la ville. L’Observatoire syrien des droits de l’homme, une ONG basée au Royaume-Uni qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie mais dont le financement reste flou, a également déclaré que les frappes avaient visé al-Kiswah. Ces affirmations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante dans l’immédiat.

La zone d’al-Kiswah a été bombardée par Israël dans le passé parce qu’elle abriterait des bases militaires iraniennes.

De fortes explosions ont été entendues à la fois dans la capitale syrienne et dans le nord d’Israël, selon des médias locaux.

Le radiodiffuseur d’État, SANA, a déclaré que la plupart des missiles, lancés depuis le plateau du Golan, avaient été interceptés. Il n’a pas immédiatement donné de précisions sur les dommages causés aux sites touchés.

L’armée syrienne affirme avoir abattu des missiles en approche après presque chaque frappe israélienne présumée, une affirmation que les responsables militaires israéliens et les analystes civils de la défense rejettent largement comme des vantardises.

Il n’y a pas eu de commentaire immédiat de la part de l’armée israélienne, qui ne commente normalement pas les frappes individuelles.

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes aériennes chez son voisin, ciblant des positions de l’armée syrienne, des forces iraniennes et du Hezbollah libanais, essentiellement pour contrecarrer les tentatives des forces iraniennes de transférer des armes ou de s’implanter.

L’Etat hébreu commente rarement ses frappes contre la Syrie mais affirme qu’il ne permettra pas à l’Iran d’étendre son influence en Syrie.

Les frappes israéliennes se sont poursuivies dans l’espace aérien syrien, qui est largement contrôlé par la Russie, alors même que les liens avec Moscou se sont détériorés ces dernières semaines. Israël s’étant trouvé en désaccord avec la Russie, qui a renforcé son soutien à l’Ukraine, tout en cherchant à maintenir la liberté de mouvement dans le ciel syrien.

La dernière frappe en Syrie attribuée à Israël remonte au 21 mai, lorsque trois soldats syriens ont été tués dans un tir de missiles israéliens sol-sol, qui a tué au moins trois officiers syriens près de Damas, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

Les missiles israéliens visaient des bases iraniennes et des dépôts de munitions près de la capitale syrienne, selon la même source

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