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Frédéric Potier revient sur la hausse de l’antisémitisme en France

Selon le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, la "dernière source d'antisémitisme, c'est évidemment la haine d'Israël"

Frédéric Potier, préfet et Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH). (Crédit : DILCRAH)
Frédéric Potier, préfet et Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH). (Crédit : DILCRAH)

Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), était ce vendredi l’invité du journal de Radio J.

L’entretien avait pour thème la hausse de l’antisémitisme en France, alors que le ministère de l’Intérieur a révélé la semaine dernière que le phénomène avait augmenté de 27 % entre 2018 et 2019 – 687 méfaits ont été dénombrés en 2019, contre 541 en 2018.

Le responsable a ainsi expliqué que les chiffres « confirment l’état de crispation de la société française avec des poussées identitaires de toutes sortes qui aboutissent à rejeter la tolérance, la diversité, la fraternité ».

Cela a ainsi pour résultat « sur tout le territoire national une augmentation des actes racistes, xénophobes, antisémites et anti-musulmans. On a affaire à une vague, une nette poussée, et ce n’est pas simplement quelque chose qui serait spécifique à l’antisémitisme, comme c’était un peu l’impression qu’on pouvait avoir l’an dernier ».

Frédéric Potier précise que le sujet « n’est pas spécifique à la France » : « Cette poussée identitaire, on la retrouve dans d’autres démocraties, notamment les Etats-Unis […] ou l’Allemagne. »

Afin de lutter contre cet enjeu, il reconnaît qu’il n’y a pas de « recette miracle ». « Ce qu’on peut faire, c’est engager un certain nombre d’actions […] de terrain : des interventions en milieu scolaire, des évènements culturels, des rencontres sportives. Il faut aussi investir les réseaux
sociaux », ajoutant que « l’éducation » et la « formation » restent au cœur de ces actions.

Le délégué explique qu’il y a « toujours un lien même indirect entre la situation au Proche-Orient et le niveau de l’antisémitisme », même si elle « n’explique pas tout ».

« Même si tous les problèmes géopolitiques étaient réglés, nous aurions quand même de l’antisémitisme parce que l’antisémitisme est relié à l’image d’un bouc émissaire ». Il cite l’exemple de la Pologne où « il y a des communautés juives très réduites », mais où il y a quand même « un antisémitisme systémique ».

En début de semaine, dans un entretien avec le magazine Le Point, Frédéric Potier avait expliqué que la « dernière source d’antisémitisme, c’est évidemment la haine d’Israël, qui sert de masque à l’antisémitisme ».

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