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Friedman critique l’idée selon laquelle le judaïsme revient à « aider les autres »

Selon l'ambassadeur américain en Israël, la "méconnaissance [des textes] juifs" est la "plus grande de toutes les menaces" pour les Juifs qui vivent en dehors d'Israël

Mercredi, l’ambassadeur américain en Israël David Friedman a semblé critiquer certains courants du judaïsme progressif qui insistent particulièrement sur le concept hébreu de « tikkun olam », ou « réparer le monde », entre autres valeurs humanistes. Il a défendu l’idée selon laquelle donner la priorité à de tels concepts par rapport à l’étude des textes et de l’histoire juive aurait de dangereuses répercussions à long terme pour le futur du peuple juif.

« Définir le judaïsme uniquement en terme d’actions qui soient moralement justes ou aident les autres peut rendre un être humain extraordinaire, mais cela n’ajoute rien à sa connaissance [juive] », a déclaré Friedman dans une intervention vidéo pour la Conférence Judaïsme de Haaretz.

« Regardons les choses en face, les Juifs n’ont pas le monopole des actes de charité, de bonté et de justice sociale. Nous connaissons tous de nombreux non-Juifs qui sont des gens biens et admirables », a-t-il ajouté.

« Peu importe notre manière de pratiquer notre judaïsme, ce qui rend cette pratique uniquement juive et nous permet probablement de continuer à grandir, c’est notre capacité à nous placer dans la lignée d’une chaine continue et ininterrompue de 3 500 ans qui a démarré dans l’ancien temps. Cela reste non seulement pertinent aujourd’hui mais encore plus fondamental que jamais alors que nous luttons pour trouver du sens dans ce monde complexe. »

Selon Friedman, la « méconnaissance [des textes] juifs » est la « plus grande de toutes les menaces » pour les Juifs qui vivent en dehors d’Israël.

« L’Etat juif, non sans difficultés, se développe : à la fois les institutions religieuses et laïques sont en pleine floraison, l’éducation juive de base est disponible pour tous et il y a peu de risque d’assimilation, a-t-il dit. On ne peut pas en dire de même pour la Diaspora. »

« Je suis préoccupé au sujet de la continuité de la vie juive dans la Diaspora, mais moins en Israël », a-t-il continué, citant des statistiques sans sources selon lesquelles la population juive s’est développée de 25 % de 1945 à 2020 – « et presque l’ensemble de ce développement a eu lieu en Israël ». Cela est à comparer à l’ensemble de la population, qui s’est développée de 200 à 300 % sur cette période.

« Je n’ai pas besoin de vous dire où cette tendance mène », a prévenu Friedman.

Il a poursuivi en soulignant l’idée que la continuité juive avait pour origine une « langue commune du judaïsme » à travers une compréhension profonde de « notre passé, notre héritage et notre contribution ».

« Combien d’entre nous [parlons] couramment le judaïsme ?, a-t-il demandé. Combien de Juifs, particulièrement dans la Diaspora, étudient ces sujets fascinants et fondamentaux ? Clairement pas assez. »

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