Fuite des cerveaux en Israël : une réalité à prendre en compte
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Fuite des cerveaux en Israël : une réalité à prendre en compte

Des citoyens israéliens préfèrent quitter le pays pour de meilleures opportunités professionnelles à l'étranger

Le Pr Yisraël Auman, Prix Nobel, s'exprime durant un événement politique de HaBayit HaYehudi à Tel Aviv le 12 janvier 2015 (Crédit : Gili Yaari/Flash90)
Le Pr Yisraël Auman, Prix Nobel, s'exprime durant un événement politique de HaBayit HaYehudi à Tel Aviv le 12 janvier 2015 (Crédit : Gili Yaari/Flash90)

6 % de la population totale d’Israël serait expatriée selon l’Institut israélien de la statistique rapporte Le Point ce qui équivaudrait à plus de 550 000 Israéliens.

Ce nombre important d’émigrés rend le solde migratoire d’Israël négatif.

L’une des explications de cette émigration importante est la possibilité de trouver de meilleures opportunités professionnelles à l’étranger notamment pour les Israéliens diplômés qui ne trouvent pas de postes intéressants en Israël.

Cette émigration ciblée est qualifiée de fuite des cerveaux car bon nombre de chercheurs israéliens préfèrent s’installer aux États-Unis ou en Europe.

Ce qui a été le cas d’Ariel Warshel et de Michael Levitt, lauréats en 2013 du prix Nobel de Chimie. Les deux scientifiques d’origine israélienne sont aujourd’hui Américains.

L’épouse de Michael Levitt avait expliqué en 2013 qu’« Israël n’apporte pas grand-chose et c’est la raison pour laquelle les gens partent ».

Alors que la politique israélienne est critiquée, le ministère de la Science et de la Technologie, tient à mettre ces données en perspective, en argumentant qu’en dépit du départ de scientifiques israéliens, Israël accueille de son côté de très nombreux chercheurs européens qui préfèrent Israël à leur pays d’origine.

De plus les chiffres révélés par l’Institut israélien de la statistique ne prennent pas en compte le taux d’immigration important que connaît Israël, conclut Le Point.

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