Fuite d’info sur l’Iran: Zini chercherait à obtenir l’autorisation d’interroger des journalistes de N12
Selon Haaretz, le chef du Shin Bet a estimé que ces interrogatoires permettront d'identifier la source de la fuite - des milliers de personnes avaient eu connaissance des plans des frappes prévues le 28 février
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Le chef du Shin Bet, David Zini, aurait demandé à la procureure générale Gali Baharav-Miara d’autoriser l’agence de sécurité à convoquer des journalistes pour les interroger dans le cadre de son enquête sur une fuite d’information présumée vers la chaîne d’information N12 concernant le calendrier des toutes premières frappes qui avaient eu lieu, cette année, dans le cadre de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.
Selon un article qui a été diffusé par Haaretz dans la journée de vendredi, Zini estime que l’interrogatoire des journalistes pourrait aider les enquêteurs à identifier clairement la source de la fuite, sachant que des milliers de personnes avaient connaissance des plans opérationnels des premières frappes conjointes américano-israéliennes avant qu’elles ne débutent, le 28 février.
« Quand 4 500 personnes partagent le même secret et qu’il n’y a absolument aucun indice laissant penser que l’une d’entre elles ait divulgué quoi que ce soit, la seule solution est de recueillir les témoignages des journalistes et peut-être, de cette manière, de comprendre ce qui s’est passé », a dit une source des services de sécurité à Haaretz.
Ces informations ont suivi la révélation par les médias israéliens, la semaine dernière, que Zini avait sollicité l’accord de la procureure-générale pour enquêter sur les soupçons selon lesquels la chaîne N12 avait été informée à l’avance des frappes américano-israéliennes qui avaient déclenché la guerre avec l’Iran.
Selon les médias, Zini s’était auparavant montré réticent à l’idée d’enquêter sur cette fuite.
Samedi, N12 a rapporté que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait donné pour instruction au chef du Shin Bet d’enquêter sur la fuite présumée malgré les réserves de ce dernier. Une information qui avait été rendue publique quelques jours après que le Shin Bet a démenti avoir été soumis à des pressions gouvernementales en faveur du lancement des investigations après que Jacob Bardugo, commentateur de la Quatorzième chaîne et allié de Netanyahu, a expliqué qu’il avait rencontré Zini pour l’exhorter à enquêter sur N12.
Les dirigeants de l’opposition avaient critiqué la rencontre entre Bardugo et Zini et ils avaient appelé Baharav-Miara à examiner avec la plus grande attention cet entretien entre les deux hommes.
Selon Bardugo, la présentatrice de N12, Yonit Levy, et les commentateurs de la chaîne étaient déjà « en plein maquillage » quelques minutes après le lancement des premières frappes qui s’étaient produites le samedi 28 février au matin.
Il y a eu de nombreux cas où des personnalités de la Quatorzième chaîne ont semblé, de la même manière, avoir eu connaissance à l’avance d’opérations militaires sensibles.
Bardugo lui-même avait ouvertement laissé entendre qu’une opération militaire était imminente quelques jours avant la campagne de Douze jours qui avait été menée par Israël contre l’Iran, l’année dernière, ce qui lui avait valu les critiques de responsables de la sécurité qui avaient estimé que ses propos étaient susceptibles de compromettre la sécurité opérationnelle.
« La frappe va avoir lieu d’ici peu », avait déclaré Bardugo lors d’une émission en direct deux jours avant le début de l’opération.
Au début du mois, un groupe de pression composé de réservistes de Tsahal a réclamé l’ouverture d’une enquête pénale à l’encontre de la Quatorzième chaîne, l’accusant d’avoir diffusé à plusieurs reprises des informations classifiées en violation des règles de censure, compromettant ainsi des opérations et mettant en danger les forces de sécurité.
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