Gabriel Knight : Affirmer que les Juifs contrôlent les médias n’est pas antisémite
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Gabriel Knight : Affirmer que les Juifs contrôlent les médias n’est pas antisémite

Lors d'un débat, un étudiant de l'université de Stanford a expliqué que c'est « une discussion valable »

Université de Stanford. (Crédit : Kazuhisa Otsubo/CC BY 2.0/Flickr)
Université de Stanford. (Crédit : Kazuhisa Otsubo/CC BY 2.0/Flickr)

Un membre du Sénat des étudiants de l’université de Stanford a fait valoir qu’il n’est « pas antisémite » d’affirmer que les Juifs contrôlent « les médias, l’économie, le gouvernement et les autres institutions sociales ».

Gabriel Knight, étudiant de premier cycle, a fait cette remarque lors d’une réunion du Sénat étudiant, mardi, pour débattre d’une proposition de résolution sur l’antisémitisme, selon le Stanford Daily, le principal journal du campus.

Knight a également déclaré : « Se poser des question sur ces dynamiques de pouvoirs potentiels, je pense, n’est pas antisémite. Je pense que c’est une discussion très valable ».

Il a présenté ses excuses plus tard dans la réunion après que les dirigeants de la communauté juive et un étudiant juif l’ont accusé d’antisémitisme.

« Je vais présenter des excuses pour la supposition que j’ai effectué sur le fait que [la clause] n’est pas antisémite », a déclaré Knight.

« Je n’aurais pas dû dire que les Juifs ne peuvent pas être offensés par cela. Ce que je voulais dire c’est que c’est toujours une déclaration politique. C’est là le problème que me pose cette clause – c’est une conversation importante que nous devrions avoir ».

Les remarques de Knight ont été faites lors d’un débat sur le vocabulaire proposé dans la résolution, qui propose des lignes directrices pour la définition de l’antisémitisme et appelle l’organisme gouvernemental des étudiants à s’opposer à des activités antisémites et à financer l’éducation anti-discriminatoire.

La résolution comprenait initialement le mot « anti-sionisme » dans sa définition de l’antisémitisme, un terme enlevé en réponse aux objections formulées lors d’une réunion, la semaine dernière.

Cependant, plusieurs intervenants à la réunion de mardi se sont opposés au fait de faire le lien entre l’ « antisémitisme et la négation du droit d’Israël à exister ».

Un autre point de discorde était une clause qui a été considérée comme diabolisant, délégitimant et qui créerait des normes de double standard en Israël comme étant antisémite, que le Sénat a supprimée, en disant qu’elle limiterait « la critique légitime de la politique israélienne ».

Selon le Stanford Review, une publication du campus qui se décrit comme « un magazine politique qui favorise la pensée indépendante à Stanford », certains à la réunion ont également demandé si la Ligue Anti-Diffamation (ADL) était qualifiée pour enseigner sur l’antisémitisme.

La résolution a été présentée afin que ceux qui la parrainent et les partisans puissent évaluer si oui ou non, ils la soutiendraient sans ce vocabulaire qui a été retiré.

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