Gadi Eizenkot met un terme aux spéculations et confirme la fin de son mandat
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Gadi Eizenkot met un terme aux spéculations et confirme la fin de son mandat

Dans un contexte de tensions dans le sud et dans le nord, le général de division Gadi Eizenkot a estimé que l'armée israélienne est "prête pour toutes les missions"

Gadi Eizenkot, chef d'Etat-major de l'armée israélienne, pendant la cérémonie de Yom HaZikaron, la journée du souvenir, le 21 avril 2015. (Crédit : Flash90)
Gadi Eizenkot, chef d'Etat-major de l'armée israélienne, pendant la cérémonie de Yom HaZikaron, la journée du souvenir, le 21 avril 2015. (Crédit : Flash90)

Le chef d’Etat-major de l’armée israélienne, le général de division Gadi Eizenkot, a confirmé jeudi qu’il abandonnerait son poste dans six mois, mettant un termes aux spéculations portant sur une éventuelle prolongation de son mandat.

Prenant la parole lors d’un événement qui distinguait le travail réalisé par une organisation qui vient en aide aux soldats retraités, Eizenkot a également indiqué que dans le contexte des tensions au nord et au sud du pays, l’armée est « prête pour toutes les missions ».

Un chef d’Etat-major reste trois ans en poste, même si son mandat peut être prolongé d’un an ou -très rarement – de deux ans.

Eizenkot était entré en fonction au mois de février 2015, succédant à Benny Gantz. En janvier 2017, son mandat avait été prolongé par le ministre de la Défense jusqu’en 2019 et confirmé plus tard par le cabinet.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (C) est informé de l’escalade à la frontière nord, en compagnie du chef d’état-major de Tsahal Gadi Eizenkot (G) et du ministre de la Défense Avigdor Liberman (D), le 10 février 2018. (Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Eizenkot a introduit un certain nombre d’initiatives visant à rationaliser l’armée israélienne dans le cadre du plan Gédéon, qui court sur plusieurs années. Tandis qu’il a été salué par certains pour les changements apportés au sein de l’armée – et notamment pour son plan d’éducation gratuite assurée à tous les soldats – il a également été critiqué et dénoncé, principalement par la droite israélienne.

Suite au verdict de l’affaire Elor Azaria, les partisans du soldat avaient agressé verbalement Eizenkot avec des slogans tels que « Gadi, fais gaffe, Rabin recherche un ami », en référence à l’ancien Premier ministre Yitzhak Rabin qui avait été assassiné par un extrémiste de droite en 1995.

Eizenkot avait ultérieurement réduit la condamnation d’Azaria de quatre mois après que le militaire reconnu coupable d’avoir tué un agresseur palestinien neutralisé a déposé une demande de clémence. Eizenkot avait écrit qu’il avait pris la décision de réduire la condamnation d’Azaria malgré son mécontentement face au fait que le militaire n’ait jamais assumé la responsabilité de son acte ou montré des remords.

Après une attaque au couteau en novembre 2015 à Jérusalem, dans laquelle deux adolescentes avaient été la cible de balles tirées par un soldat hors-service, Eizenkot avait déclaré aux étudiants qu’il ne voulait « pas voir un soldat ouvrir le feu et vider son chargeur sur une fille de cette manière, et ce même si elle commet un acte très grave ».

Ces propos avaient été critiqués par une partie de l’opinion publique israélienne, mais également par des politiciens. La vice-ministre aux Affaires étrangères Tzipi Hotovely l’avait accusé de nuire à l’image d’Israël.

Eizenkot avait également été fustigé au mois de décembre lorsqu’il avait rencontré l’ancien Premier ministre Ehud Barak, critique véhément de Benjamin Netanyahu.

Des succès militaires récents, principalement contre les troupes iraniennes et les milices appuyées par la République islamique en Syrie, avaient suscité des éloges de Netanyahu.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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