Galant : La Russie ne tolérera pas longtemps la présence de l’Iran en Syrie
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Galant : La Russie ne tolérera pas longtemps la présence de l’Iran en Syrie

Selon le ministre du Logement, Moscou démantèlera probablement la présence militaire iranienne en Syrie

Marissa Newman est la correspondante politique du Times of Israël

Le président russe Vladimir Poutine en Syrie, le 11 décembre 2017. (Crédit : AFP/POOL/Mikhail KLIMENTYEV)
Le président russe Vladimir Poutine en Syrie, le 11 décembre 2017. (Crédit : AFP/POOL/Mikhail KLIMENTYEV)

Le ministre du Logement, Yoav Galant, membre du cabinet de haut niveau chargé de la sécurité, prédit avec précaution que Moscou cherchera à mettre fin à la présence militaire iranienne croissante en Syrie.

Il a évoqué les récentes tensions à la frontière nord, après qu’Israël a abattu un drone iranien sur son territoire samedi. L’armée de l’air israélienne a également mené une série de frappes de représailles en Syrie, et un F-16 israélien s’est écrasé pendant l’échange, apparemment à la suite de tirs anti-aériens syriens.

Les responsables israéliens ont mis en garde contre les efforts déployés par l’Iran pour s’ « implanter » militairement sur le sol syrien, et ont entamé des pourparlers à ce sujet avec la Russie, qui dispose d’une puissante présence militaire dans le pays voisin ravagé par la guerre.

« Dans l’ensemble, je peux dire ceci : Personne ne veut des Iraniens ici. Ni les pays sunnites modérés : Jordanie, Egypte, Arabie Saoudite, Turquie. Ni les Européens, qui s’inquiètent des millions de Syriens qui ont quitté la Syrie et qui se dirigent vers l’Europe sous le contrôle des Alaouites. Et certainement pas nous ni les Américains », a déclaré Galant, un ancien général de Tsahal, lors d’une conférence de droite à Jérusalem.

Yoav Galant, ministre du Logement et de la Construction, prend la parole lors de la conférence internationale annuelle de l’Institut d’études sur la sécurité nationale à Tel Aviv, le 31 janvier 2018 (Flash90)

« Quant aux Russes, ils ont assuré pendant un certain temps le sale boulot sur le terrain. À terme, nous arriverons à une situation dans laquelle ils se disputeront les mêmes ressources, et les Russes, eux aussi, ne voudront pas des Iraniens dans la région.

« L’Iran essaie de prendre le contrôle du Moyen-Orient, c’est clair et net », dit Galant.

Il ajoute que Téhéran est conscient depuis longtemps de la nécessité d’établir un corridor terrestre à travers l’Irak et le Liban.

« En conséquence, il y a une forte pression iranienne pour contrôler la Syrie sous le parrainage russe. Les Iraniens créent une armée en Syrie, ils sont intéressés à construire un front – le Hezbollah 2.0 – sur le plateau du Golan, et à utiliser le territoire syrien » pour transférer des armes au Liban, dit-il.

« Nous ne le permettrons pas. En même temps, nous devons nous rappeler qu’il y a plus d’un protagoniste ici », ajoute Galant en faisant allusion à la Russie, « qui vient avec ses propres intérêts, mais qui est très influente et très importante dans la région ».

« Ils ne sont pas contre nous, ce qui est incroyable », dit Galant à propos de Moscou, attribuant la position russe aux liens entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président russe Vladimir Poutine et à la relation entre les deux armées.

« Sur le plan culturel, ils sont beaucoup plus proches de nous que des Iraniens et des musulmans », a-t-il ajouté.

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