Galant : Les recommandations de la police contre Netanyahu sont sans importance
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Galant : Les recommandations de la police contre Netanyahu sont sans importance

Le ministre du Logement dit que l'application de la loi peut devenir une "marque de Caïn", et note que la police aussi fait des erreurs

Yoav Galant, ministre du Logement, à Beit Shemesh, le 3 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Yoav Galant, ministre du Logement, à Beit Shemesh, le 3 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le ministre du Logement, Yoav Galant (Koulanou), a mis en doute samedi l’enquête de corruption de plusieurs mois sur les actions du Premier ministre Benjamin Netanyahu, estimant que toute recommandation d’inculpation de la part de la police signifierait très peu.

« Qui a dit que les recommandations de la police étaient exactes ? », a demandé Galant lors d’un événement culturel à Hadera.

« J’ai une grande considération pour la police », a déclaré Galant, avant de noter cependant qu’elle fait aussi des erreurs.

« Si nous voulons un Etat démocratique, nous devons vivre dans un Etat régi par la loi et cela signifie le pouvoir judiciaire », a-t-il déclaré. « Il est inconcevable que les recommandations de la police deviennent une marque de Caïn sans que rien ne soit prouvé ou sans la capacité de se défendre devant les tribunaux. »

Plus tôt cette semaine, le procureur de la République, Shai Nitzan, a laissé entendre que la police était en train d’achever ses enquêtes et ferait ses recommandations dans les semaines à venir.

Netanyahu est confronté à deux enquêtes criminelles distinctes, appelées affaire 1000 et affaire 2000. Le Premier ministre a été interrogé par la police au moins sept fois depuis le début des enquêtes.

L’affaire 1000 concerne de prétendus cadeaux illicites offerts à Netanyahu et à sa famille par des bienfaiteurs milliardaires, notamment le producteur de films israélien Arnon Milchan.

Dans l’affaire 2000, Netanyahu est soupçonné d’avoir conclu un accord secret avec l’éditeur et propriétaire du Yedioth Ahronoth, Arnon « Noni » Mozes, dans lequel le Premier ministre aurait promis à Mozes qu’il allait entraver le principal concurrent commercial du Yedioth, Israël Hayom, en échange d’une couverture plus favorable du Yedioth.

Netanyahu, qui a nié les faits reprochés dans les deux cas et a fait allusion à un traitement injuste de la part de la police, a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de démissionner, quoi qu’en dise la police.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu assiste à une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 3 janvier 2018. (Yonatan Sindel / Flash90)

« S’il y a des recommandations [pour inculper] – et alors ? » a déclaré Netanyahu lors d’un rassemblement de membres du Likud le mois dernier. « Voici un fait que le public ne sait peut-être pas : la grande majorité des recommandations de la police ne débouche sur rien. Plus de 60 % des recommandations de la police sont rejetées. »

Plus tôt cette semaine, le ministre des Finances, Moshe Kahlon, chef du parti Koulanou, aurait déclaré à ses confidents qu’il ne démissionnerait pas si la police recommandait des inculpations contre Netanyahu.

Un sondage de décembre a révélé qu’une majorité d’Israéliens pense que Netanyahu devrait démissionner si la police recommande qu’il soit inculpé.

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